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Le Grand débat national souligne la préoccupation des Français pour l’accès aux soins

12 Avril 2019: Le Grand débat national souligne la préoccupation des Français pour l’accès aux soins

« La thématique de la santé s’est invitée dans les questions que nous avions posées aux Français. Il faut l’entendre », a reconnu le Premier ministre lors de la restitution, lundi dernier, du « Grand débat national » voulu par le président de la République. Elle n’était pas explicitement prévue au programme, encore qu’elle puisse s’inscrire dans les quatre grands thèmes de réflexion soumis aux Français. Ces quatre thématiques, rappelons-le, étaient « Nos impôts, nos dépenses et l’action publique », « l’organisation de l’État et des collectivités locales », la « transition écologique », « la démocratie et la citoyenneté ».

La santé est pensée par les Français comme un « service public » dont la présence doit être renforcée sur les territoires. Pour les participants au questionnaire en ligne, la santé et les transports font partie des nouvelles missions que l’État doit aujourd’hui transférer aux collectivités territoriales.

« L’accès à un médecin traitant, l’organisation, l’accès au tissu hospitalier » sont autant de sujets « au cœur des préoccupations des Français et partout sur le territoire », a poursuivi Édouard Philippe. Il a déclaré ne pas en être surpris. En tant qu’élu, il entend « cette préoccupation monter, cette difficulté d’accéder à un médecin, cette angoisse sourde, et d’ailleurs pas toujours sourde, lorsque le médecin traitant que l’on connaît depuis toujours part à la retraite et qu’il n’y a personne pour le remplacer ».

Les priorités divergent parfois. Les uns défendent un système accessible à tous en augmentant les personnels hospitaliers et en Ehpad, et en développant les maisons et les centres de santé. Les autres mettent l’accent sur la solidarité économique à l’égard des populations fragiles.

Si beaucoup de contributeurs estiment qu’il faut revoir les conditions d’attribution des aides sociales, ils citent néanmoins deux domaines où la protection sociale doit être renforcée : la santé et l’accès aux soins, l’aide aux personnes âgées. La santé est même un domaine pour lequel les Français consentiraient à payer plus d’impôts.

Et pourtant, l’exaspération fiscale revient dans nombre de contributions. Pour répondre à ce « ras-le-bol », Édouard Philippe estime que le gouvernement doit « baisser plus vite les impôts », mais c’est pour ajouter aussitôt que l’on ne peut les baisser « si on ne baisse pas les dépenses publiques ». Ce sera l’équation que le président de la République devra résoudre, baisser les impôts tout en répondant aux souhaits des Français d’avoir des services publics de proximité et performants. On attend les grandes orientations qu’il aura tirées de ce débat. En un sens, le Premier ministre ne lui aura pas facilité la tâche en déclarant d’emblée : « Le besoin de changement est si radical que tout conservatisme, toute frilosité, serait impardonnable ».


  

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