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Les jeunes médecins aimeraient s’installer en libéral, si…

19 Avril 2019: Les jeunes médecins aimeraient s’installer en libéral, si…

Les jeunes médecins souhaitent s’installer en libéral, mais ils redoutent le risque économique. Du coup, seule une petite minorité franchit le pas à court terme. C’est ce que révèle l’enquête de la commission « jeunes médecins » du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM). Elle a pu exploiter 15 319 réponses au questionnaire qu’elle a envoyé entre janvier et février 2019, dont 2 433 émanaient d’internes, 2 079 de remplaçants, et 10 797 de médecins installés en libéral ou salariés. 60 % des répondants avaient opté pour la médecine générale.

Première surprise : 72 % des internes qui ont répondu au questionnaire envisagent une activité libérale, et 19 % une activité salariée exclusive. Ces souhaits contrastent avec la réalité observée par l’Ordre. Avec le recul, on constate que seuls 35 % des jeunes médecins choisissent l’exercice libéral 5 ans après leur première inscription. Il existe donc des freins à l’installation en libéral. Parmi les déterminants, les aides financières apparaissent « peu » ou « partiellement » importantes pour 48 % des internes. Le pourcentage est à peu près identique chez les remplaçants (47 %). 69 % des praticiens installés jugent que ces aides ont été sans influence sur leur installation. Les déterminants qui prédominent sont l’accessibilité aux services publics, les équipements culturels et sportifs, les transports et la proximité familiale. Pour les internes en couple, le conjoint a une influence importante sur le projet d’installation. La présence d’autres professionnels de santé ou d’un hôpital est « tout à fait » ou « plutôt » déterminante pour 81 % des internes. L’exercice en groupe est privilégié.

Ce constat n’est guère surprenant. Ce qui l’est plus, c’est l’appréhension du risque économique comme frein à l’installation, invoquée par 43 % des internes et 49 % des remplaçants. Au regard du salariat, l’exercice libéral apparaît à la fois comme plus risqué, plus prenant et dégageant moins de temps pour une qualité de vie personnelle.

Le compagnonnage prôné par le SML apparaît donc plus que jamais LA solution à déployer de toute urgence pour mettre le pied à l’étrier libéral des jeunes médecins. La ministre avait inscrit le principe de cette mesure dans son plan de lutte contre les déserts médicaux, mais sa mise en œuvre tarde.


  

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