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Le Syndicat des Médecins Libéraux dénonce le pseudo « testing » réalisé par le CISS sur les refus de soins et surtout la présentation des résultats, particulièrement tendancieuse.
En effet, le Comité interassociatif a claironné que 22% des spécialistes refusent de recevoir les patients bénéficiaires de la CMU mais en oubliant de préciser que les médecins testés étaient uniquement des spécialistes de secteur II qui représentent 38% des spécialistes. Arithmétiquement, 22% de 38, cela fait 8%. A contrario, le taux d'acceptation est donc de 92%.
C'est donc un excellent résultat dont les médecins peuvent être fiers !
Et encore, le CISS n'a pas précisé quelles étaient les exigences des « patients » en terme de rapidité de rendez-vous et d'horaires qui peuvent - hors situation d'urgence - justifier un refus de consultation.
Le SML n'accepte pas une présentation aussi malhonnête, visant une nouvelle fois à discréditer l'ensemble des médecins pour obtenir la légalisation du testing dans la loi HPST, disposition retirée par la Commission des affaires sociales du Sénat.
Le SML rappelle trois éléments :
- D'une part, le testing téléphonique ne reflète pas la réalité. Dans la pratique, le plus souvent, les patients CMU ne prennent pas rendez-vous mais viennent directement au cabinet du médecin où ils ne sont pas rejetés,
- D'autre part, les refus de soins discriminatoires peuvent et même doivent faire l'objet d'un signalement à l'Ordre des médecins,
- Enfin, si les assurés CMU ont les mêmes droits que les autres, ils doivent aussi supporter les mêmes contraintes, à commencer par les règles du jeu du parcours de soins. 85% des assurés de droit commun ont désigné un médecin traitant et respectent le parcours de soins. Cette proportion est bien moindre pour les assurés CMU. Le SML a toujours demandé que l'Assurance-maladie incite ces assurés à entrer dans le parcours de soins.
Le SML n'acceptera jamais que l'ensemble des médecins soit désigné à la vindicte populaire et au lynchage médiatique pour des discriminations - au demeurant non avérées - pratiquées par une infime minorité d'entre eux.
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