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Le SML s'insurge de la rédaction du projet de décret d'application de l'article 38 de la loi HPST sur les missions des pharmaciens d'officine.
Ce
décret fait des pharmaciens d'officine de véritables sous-médecins
traitants en leur conférant ni plus ni moins que la possibilité, dans
le cadre d'une maladie chronique, de « renouveler périodiquement un
traitement, ajuster au besoin sa posologie et effectuer des bilans de
médication selon un rythme défini par le protocole »...
Le SML veut croire qu'aucun pharmacien ne se fera le complice de
cette machination absurde visant le plus sommairement du monde à
répondre au manque de médecins libéraux sur certains territoires par la
modification instantanée du statut de pharmacien en « médecin »
correspondant.
Si les pouvoirs publics persistent dans cette voie, le SML exige,
pour commencer, le droit pour les médecins libéraux de délivrer dans
leurs cabinets tout type de médicament de première intention. Le tout
bien sûr dans l'intérêt prioritaire du patient qui verra là une
simplification non négligeable de ses démarches et un bienfait physique
rapide puisque le médicament lui sera accessible immédiatement après sa
prescription.
Une évolution dont, de surcroît, l'esprit éco-citoyen n'aura échappé
à personne eu égard à la limitation des déplacements inutiles qu'elle
entraînera.
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