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Ris-Orangis,
le 11 Mars 2010
Le projet de
décret créant en France la profession de chiropracteur est en l'état
inacceptable.
Les
chiropracteurs, formés dans des écoles privées, par des enseignants non
universitaires, seraient amenés à remplir le même rôle que les médecins
généralistes, les médecins de médecine manuelle ostéopathie, les
médecins rhumatologues, les médecins de rééducation, les
masseurs-kinésithérapeutes, exerçant ainsi des actes de diagnostique et
de thérapeutique. Dans l'état actuel de la législation il s'agirait d'un
exercice illégal de la médecine.
Leur mode
d'exercice ne serait soumis qu'à l'inscription de leur cabinet principal
à l'Agence Régionale de Santé de leur résidence professionnelle, et ne
serait suivi ensuite d'aucun contrôle (éthique, déontologique ou de
qualité). Il n'y aurait bien sûr aucune garantie de prise en charge, par
les Caisses ou les mutuelles.
Cette volonté
de déréglementation bafoue le principe de précaution et surtout le code
de déontologie médical. Elle entrouvre la porte à une médecine à
l'américaine, soumise à l'argent et qui est en passe d'être abandonnée
outre atlantique.
Les Français
doivent dire clairement leur refus d'une telle fuite en avant. D'autres
solutions existent pour une coopération inter professionnelle
intelligente entre médecins et professions médicales, mais en aucun cas
avec des professions non médicales.
Le SML demande
à l'ensemble de la communauté médicale et des professionnels de santé
de se dresser contre cette volonté ministérielle, et exigent une large
concertation sur un sujet qui dépasse le cadre de la seule chiropraxie.
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