Ces dossiers qu'il ne faut pas oublier
| 14|12|06 | Ces dossiers qu'il ne faut pas oublier | | | Comme pour certaines maladies rares, il existe des dossiers orphelins, oubliés ou bloqués par nos partenaires sociaux mais dont le refus de traitement est source de conflits larvés, d’irritation, et de non qualité. La fin de l’année approche et il reste encore de nombreux, très nombreux, dossiers à régler. Pendant que certains ne faisaient que de l’agitation stérile, nous avons du ferrailler au préalable (au Parlement) pour faire en sorte que l’Objectif des dépenses des soins de ville soit un peu revu à la hausse lors du PLFSS pour 2007 afin de dégager quelques marges de manœuvre. Nous devons maintenant faire le bilan de fin d’année et tout mettre en œuvre pour obtenir le C à 22 € avant la fin février, et à 23 € en fin d’année 2007, ce qui porterait le C2 de consultant à 44, puis à 46 €. Certains pourraient encore trouver que c’est insuffisant et ils n’auraient pas totalement tort, mais sans accord conventionnel la valeur des lettres clés resterait inchangée (on a connu une période de blocage de dix ans pour les spécialistes de 1993 à 2003). Alors nous devons inlassablement mettre les mains dans le charbon pour améliorer les conditions d’exercice des médecins généralistes et des médecins spécialistes. Les retards de rémunération sont tels qu’il nous faudra hélas plusieurs années et en outre compte tenu des difficultés de négociations certains dossiers de moindre importance restent en souffrance. - Parmi eux celui des primes d’assurance en RCP des médecins retraités qui voudraient poursuivre une petite activité libérale en effectuant des remplacements. Pour la gynécologie-obstétrique par exemple, le niveau de rémunération complémentaire est incompatible avec le fait que les assureurs réclament le règlement d’une cotisation pleine et à des tarifs toujours aussi délirants. - Pour les médecins en secteur II, il faut reconsidérer la question de leurs charges sociales quand ils consultent des patients en CMU ou en tarifs opposables. Il serait plus que raisonnable et équitable que les caisses d’assurance maladie participent à la prise en charge des cotisations sociales à due concurrence lorsqu’il y a application des tarifs opposables. - Les spécialistes ayant économiquement souffert par la mise en place du parcours de soins, tout comme les médecins référents, doivent pouvoir bénéficier d’aides financières individuelles. Toute réforme d’ampleur doit se faire avec des mesures financières d’accompagnement. - Il faut permettre, en attendant la mise en place effective de la CCAM, que les majorations de coordination pour certaines spécialités cliniques soient majorées. - L’indemnisation des astreintes pour tous les spécialistes en UPATOU doit être effective. On ne peut pas laisser perdurer une injustice. Soit l’astreinte est nécessaire et il faut alors l’indemniser, soit elle n’est pas nécessaire et donc elle n’a pas de raison d’être. - La rémunération des médecins régulateurs libéraux doit être revue à la hausse. Le niveau actuel de 3 C de l’heure la nuit n’est pas raisonnable. Or la présence des libéraux dans la régulation des appels de nuit est source d’économie. - Nous devons prendre en charge la spécificité de la pédiatrie qui est la seule spécialité non concernée par le parcours de soins et qui de ce fait ne bénéficie pratiquement pas de la possibilité de cotation en C2. Pour cette spécialité la prévention des enfants obèses doit être effective dans les meilleurs délais avec la rémunération adéquate. - Les médecins thermaux cherchent leur place dans notre système de soins car leur rémunération est bloquée depuis des lustres. J’arrête là le catalogue des dossiers, dont on ne parle que très peu, mais que nous devons traiter car ils sont sources d’agacement, alors que pour nombre d’entre eux l’incidence financière est modeste. Comme les deux dernières années les réunions de négociations vont se dérouler dans un climat tendu compte tenu des déficits de l’assurance maladie, mais les efforts des médecins dans la maîtrise médicalisée doivent être pris en compte, et ce d’autant plus que rares sont ceux qui croyaient réellement à la réussite économique de la convention. Si nous devons absolument avancer dans les dossiers lourds et connus, nous devons aussi faire progresser les dossiers secondaires pour qu’ils ne deviennent pas « orphelins ». |
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