Le Syndicat des médecins libéraux découvre, par la presse, que le gouvernement serait favorable à une taxation des médecins installés dans les zones sur-dotées sur le plan de la démographie médicale et qui n’accepteraient pas d’effectuer des missions dans les zones sous-dotées.
Le SML rappelle qu’il est fermement opposé à ce projet parce qu’il est à la fois injuste, inefficace et contre productif.
- Injuste parce qu’il n’y a aucune raison de pénaliser des médecins installés depuis longtemps dans une zone et qui ne sont pas responsables de la politique, ou plutôt de l’absence de politique, de démographie médicale. La densité de médecins d’un territoire ne peut être une cause de sanction à posteriori, financière ou autre, pour ceux qui y exercent.
- Inefficace parce qu’il n’amènera pas les médecins à effectuer ce qu’ils assimileraient à des travaux d’intérêt généraux et que ce genre de propositions n’est que vexatoire alors qu’on a besoin de toutes les bonnes volontés.
- Contre productif parce que toute obligation - ou taxation substitutive – d’effectuer des missions dans les zones sous dotées entrainera une désaffection de l’exercice libéral pour les jeunes médecins.
Le SML a toujours préconisé l’instauration de mesures incitatives fortes pour équilibrer l’offre de soins sur tout le territoire, les mesures coercitives proposées n’étant qu’une manière pour certains de se dispenser de réfléchir aux dispositions incitatives.
Après sa proposition de « médecin volant », il proposera, dans le cadre des négociations conventionnelles, un projet global sur la démographie médicale.
Le SML précise que, sur la forme, ces informations ne correspondent pas aux indications qu’il a reçues. Si, néanmoins, elles s’avéraient exactes, ce serait une provocation inacceptable, une provocation de trop.
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