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Le
Syndicat des médecins libéraux entend dénoncer l’évolution des débats à
l’Assemblée nationale sur la loi HPST. Une cascade d’amendements tend à
multiplier les mesures coercitives et stigmatisantes à l’encontre des médecins
libéraux
Au
cours des dernières heures, deux amendements adoptés sont révélateurs de cet
état d’esprit.
- L’amendement 217
à l’article 16 déposé par le député Flageolet rétablit insidieusement
l’obligation pour les médecins de participer à la permanence des soins sous le
contrôle de l’Agence régionale de santé,
- L’amendement 1894
à l’article 16, déposé par le Dr Jacques Domergue détermine des règles pour
assurer la Continuité des soins qui obligent tout médecin à signaler qu’il
s’absente pour des raisons professionnelles ou personnelles afin de permettre à
l’ARS de vérifier si l’offre de soins reste suffisante. Le législateur
ignore-t-il que la continuité des soins est une obligation déontologique et
croit-il que les médecins sont inconscients au point de ne pas assurer cette
continuité en cas d’absence ?
Le
SML constate avec inquiétude que les députés semblent être lancés dans une
course à celui qui sera le plus sévère à l’encontre des médecins, comme si cela
constituait un atout politique. Il ne faut pas confondre la fabrication de la
loi et la chasse au médecin libéral.
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