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L'actualité des régions
Bretagne
Départ cahotique pour la PDS
Le cahier des charges de la PDSA nouvelle mouture est appliqué à partir du 1er juin 2012 dans les quatre départements bretons. Un départ chaotique et paradoxal, puisque le Finistère, seul département à n'avoir pas signé ce texte, se retrouve au départ avec le meilleur taux de remplissage des effecteurs mobiles !
Le Morbihan a tout bonnement jeté l'éponge et arrête. Les taux de remplissage des cotes d'Armor et d'Ile et Vilaine sont approximativement de 50 %.
Nous sommes dans une phase d'évaluation de six mois. Celle-ci nous promet bien des sueurs froides notamment au cours de l'été, période de tensions probables entre les libéraux, le SAMU, les patients et l'ARS...A suivre
Pays de Loire
Soirée autour de la maison de santé
En Sarthe, la disparition
de l'offre de soins dans certains territoires ruraux devient très
préoccupante. C'est la raison pour laquelle les pouvoirs publics,
notamment le Conseil Général de la Sarthe, aident et soutiennent les
projets de constitution des maisons de santé pluridisciplinaires.
La conférence du
mercredi 20 juin 2012 informera sur les meilleures solutions juridiques et financières pour
la création de ces maisons de santé ainsi que sur les écueils à éviter
pour une réalisation du projet en toute sécurité.
Avec les interventions de :
Jean-Pierre
Vogel, vice-président du Conseil Général de la Sarthe, Cécile
Angoulvant, médecin généraliste, Guillaume Collart, avocat en droit
public et droit de la santé, FIDAL, Marion HENNEQUIN, juriste en droit
des sociétés, Fidal, William Joubert,Vice-président de l'URPS
médecins libéraux des
Pays de la Loire.
Mercredi 20 juin 2012 - 20h30
Abbaye de l'Epau
Dortoir des Moines
Route de Changé 72530 Yvré l'Evêque
Tél : 02 43 84 22 29
Lorraine
Soirées ETP
L'URPS Lorraine organisera à partir de septembre des soirées destinées aux médecins libéraux pour les sensibiliser aux principes de l'Education thérapeutique. Le but est de présenter l'ETP et de décliner les actions déjà disponibles dans la région afin de permettre aux médecins d'être partie prenante de l'inclusion des patients dans un programme lorsqu'ils le souhaitent. Huit soirées se dérouleront dans la région.
Sensibiliser à la gynécologie
Pour promouvoir la pratique de la gynécologie au sein des cabinets de médecine générale et former les généralistes qui le souhaitent à cette pratique, l'URPS de Lorraine crée l'association GEN & GYN . Des formations en soirée seront prochainement proposées aux médecins.
Rhône-Alpes
Manifestation devant l'Ordre
Une centaine d'internes, d'externes et de chefs de clinique ont manifesté devant le siège du conseil départemental de l'Ordre des médecins du Rhône à Lyon, contre les recommandations du Conseil national sur l'accès aux soins, relate le Quotidien du Médecin. Le conseil départemental de l'Ordre des médecins (CDOM) du Rhône a reçu une délégation de manifestants. À l'issue de cette rencontre, le secrétaire général du CDOM a lu un communiqué : « Le Conseil départemental du Rhône désapprouve l'absence de concertation avec les conseils départementaux, les conseils régionaux et les organismes représentatifs sur les conclusions du séminaire du conseil national et désapprouve le président Legmann sur sa communication. [...] Le conseil départemental appelle instamment le conseil national à mettre en place une concertation avec les futurs confrères afin de privilégier les mesures incitatives conciliant les impératifs de santé publique et les aspirations des futurs confrères. »
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L'actualité nationale
Halte à la désinformation sur la mention NS!
La première réunion interprofessionelle entre médecins et pharmaciens s'est déroulée la semaine dernière avec l'assurance maladie. Ce suivi conventionnel commun a été réclamé par les grandes centrales syndicales : SML, CSMF et fédérations de pharmaciens.
Deux sujets ont été abordés lors de cette première réunion qui s'est déroulée dans un climat serein : les génériques et le suivi des AVK
Les génériques
Les médecins ne freinent pas le développement des génériques en abusant de la mention NS ! Le SML réfute les accusations de l'association des fabricants de génériques, (le Gemme) et de l'Upso, syndicat minoritaire chez les pharmaciens. Le SML est particulièrement outré des interventions médiatiques du président de ce syndicat, Gilles Bonnefond, prétendant que des tampons avec la mention NS, fournis par des laboratoires circulent dans les cabinets médicaux ... Or n'en déplaise à Gilles Bonnefond, le taux de mention NS ne dépasse pas les 5%, selon une étude de l'assurance maladie sur 12.000 ordonnances comprenant au moins un médicament présent au répertoire des génériques. Nous sommes bien loin des 20% annoncés par le Gemme....
Les antivitamine K
Les pharmaciens vont désormais être rémunérés pour le suivi des patients sous antivitamine K. En aucun cas, ils n'auront la possibilité de modifier la prescription, en revanche ils devront avoir au moins deux entretiens pharmaceutiques par an, en plus de l'entretien à l'initialisation du traitement. Le premier entretien avec le patient a pour objectif de présenter les AVK et de rappeler au patient l'importance du traitement et de son suivi. Les deux autres entretiens permettront au pharmacien de vérifier si les patients sont observants.
Le déroulé de ces entretiens doit être défini par voie d'avenant, le SML reste attentif.
Méfiance sur la pertinence des soins en établissement
Mardi 5 juin s'est déroulée la troisième réunion sur la pertinence des soins.
Nous avons été accueillis avec un joli discours expliquant qu'en vue d'une « démarche de contractualisation ARS-établissement qui implique les professionnels »... Il convient d'étudier ce qui se passe dans les régions concernant 25 actes pour lesquels étaient constatés des écarts importants de pratique, concernant des pathologies pour lesquelles les recommandations et règles de bonne conduite semblaient dépassées ou insuffisantes. Il s'agit d'une démarche qui a trait à l'évaluation des pratiques professionnelles et à la qualité des soins. Cela pourrait entrer dans les modes de tarifications des établissements, dans la T2A. Le but est une démarche « ancrée sur le terrain ».
Cela concerne entre autre : la césarienne programmée, l'appendicectomie, les endoscopies digestives, la chirurgie de la bouche, l'amygdalectomie, l'adénoïdectomie, la cataracte, la prothèse de hanche, les prothèses de genoux, le stents endovasculaires en l'absence d'infarctus ...les admissions en SSR (soins de suite rééducation).
Il a été convenu de travailler à des référentiels avec les sociétés savantes, et avec l'implication des URPS.
L'ARS PACA a présenté ses sujets :
-Chirurgie de la bouche : beaucoup plus d'actes en PACA
-Coloscopies : beaucoup plus de coloscopies en PACA .... Mais, beaucoup moins de cancers colorectaux !!!!
-10% de chimiothérapies supplémentaires en PACA !
-Les cataractes opérées chez des patients 5 ans plus jeunes que la moyenne nationale,... mais diminution des opérations chez les plus âgés : explication non documentée objectivement de l'ARS : davantage d'offre parce que davantage d'ophtalmos...
-En Auvergne un hospitalier annonce deux fois plus de cholécystectomies en clinique que dans les hôpitaux !
Au cours de la discussion la possibilité de sanctions ou de « paiement à la pertinence » des établissements est évoquée par les ARS et les hospitaliers.
Lasse de la pauvreté scientifique des études présentées, au nom du SML, j'évoque les biais des études.
Ainsi, les considérations esthétiques sont culturellement très développées en PACA, ce qui peut expliquer un recours plus fréquent à la chirurgie de la bouche. D'ailleurs, qu'en est-il des actes d'orthodontie ? Les experts de l'ARS PACA n'ont pas regardé ! Pour ce qui est de la cataracte, quid de la luminosité et de l'ensoleillement sur la physiopathologie ? (zut les experts de l'ARS PACA n'y avaient pas pensé !!!) . Et s'il y a moins de cancer colorectaux, ne serait ce pas dû aux coloscopies faites ?...
Par ailleurs, le nombre important de cholécystectomies auvergnates pourraient être lié aux habitudes alimentaires et les cliniques accueillent peut être des praticiens réputés ?
En fait aucun facteur culturel ni environnemental n'a été étudié...
Conclusions pour le SML : sous couvert d'un discours bienveillant nous assurant de la prise en compte des professionnels, il a été possible de vérifier
1) Que les professionnels... hospitaliers étaient bien pris en compte !
2) Que les expérimentations et études visant à établir les référentiels pouvaient comporter de nombreux biais !
3) Que la pertinence des soins devait rimait avec ingérence administrative dans les indications médicales, flicage, et bien entendu sanctions, pour les établissements par l'intermédiaire d'une nouvelle tarification, et pour les praticiens qui oseraient s'éloigner de référentiels à « l'assise scientifique » tellement bien établie.
Une toute particulière vigilance s'impose à nous !
Docteur Sophie Bauer(PTL SML)
Bientôt une charte sur les dépassements dans le privé
Le Comité de liaison et d'action de l'hospitalisation privée (CLAHP*) réunit régulièrement les responsables des syndicats médicaux et ceux de la FHP.
Depuis plusieurs mois, il travaille sur une charte de bonnes pratiques des médecins et établissements de l'hospitalisation privée pour favoriser l'accès financier aux soins.
Ces recommandations de bonnes pratiques devraient permettre d'aborder plus sereinement un sujet polémique. Ainsi cette charte affiche une volonté de transparence et souligne que le patient doit être clairement informé des différents restes à charge. Ces restes à charge incluent, évidemment d'éventuels compléments d'honoraires mais aussi la facturation de prestations pour exigences particulières comme une chambre individuelle. L'information délivrée au patient devra clairement faire la part des choses.
Le CLAHP recommande également que dans chaque établissement, pour chaque discipline et dans chaque spécialité, il soit possible de se faire soigner sans reste à charge : soit par un praticien en secteur 1, soit par un praticien secteur 2 ayant opté pour l'option de coordination, soit par un praticien en secteur 2 qui accepte de réserver une part de son activité sans compléments d'honoraires.
Cette approche responsable doit évidemment se faire en coordination entre les établissements privés et les professionnels libéraux. Il n'est pas question que les établissements créent un lien de subordination avec les libéraux.
Les hôpitaux s'emparent de l'article 51
Première réunion UNPS et HAS sur l'article 51 de la loi HPST, article qui permet les expérimentations de coopération.
Le constat principal a été que les protocoles transmis sont majoritairement issus des hôpitaux avec pour but l'organisation du détournement de la médecine libérale... Ainsi sur les 41 protocoles reçus à la HAS (11 ont reçus un avis favorable), la plupart concernent de tels projets.
Ce peut être des projets sur la chimiothérapie ou dans la polyarthrite rhumatoïde. Dans ce cas la HAS a exigé que le médecin traitant soit informé et que le patient sache qu'il existe une alternative en ville...
Par ailleurs, sur les 41 protocoles reçus aucun n'avaient été validés par les URPS. Faut il souligner que l'enjeu pour les unions et de se saisir de ce rôle en exigeant la transmission de ces protocoles par les ARS
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