| ETAT DES LIEUX ET ACTIONS A VENIR...
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Objectif : promouvoir et adapter l'exercice libéral au féminin, sachant que la profession se féminise.
En 2020, un médecin sur 2 sera une femme. Après, « la femme est l'avenir de l'homme", on peut affirmer aujourd'hui que "la femme est également l'avenir de la médecine" » Dr Bruno Gaudeau, Président du Groupe Pasteur Mutualité.
Décembre 2009 : grâce à l'impulsion de son Président Christian Jeambrun et d'un comité d'organisation composé d'une quinzaine de femmes médecins, l'association FML du SML organisait ses 1ères Assises de la Femme, médecin libéral, en décembre 2009.
Ces Assises ont contribué à redéfinir l'exercice libéral de la médecine qui doit s'inscrire désormais dans une culture d'entreprise adaptée aux nouvelles donnes de la réforme structurelle voulue par la loi HPST, sans jamais oublier que celui qui doit rester au coeur de toutes les réflexions est le patient.
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Les propositions faites à l'issue des 1ères Assises 2009
Ce qui a changé, ce qui reste à faire...
- Le poids des charges sociales sur les bas revenus souvent inhérents à la pratique d'un temps partiel: une des raisons qui éloignent beaucoup de femmes médecins de l'exercice libéral. Des propositions sont faites, telles que des abattements plus nombreux, une proportionnalité des cotisations.
- Insuffisances notoires en matière d'indemnisations des journées de grossesse.
- Les spécificités du travail de la femme médecin nesont pas suffisamment prises en compte par les services de la CNAM.
En 2010, après les Assises nationales, nous avons tenu plus d'une trentaine de réunions dédiées aux Femmes, médecin libéral en région. Ces rencontres riches d'échanges ont permis, de développer le dialogue avec la base, et de recueillir ses attentes pour alimenter nos réflexions dans un but d'efficacité.
En décembre 2010, se sont tenues les 2èmes Assises de la FML.
Accompagner sur la durée : tous les acteurs de la profession s'accordent à dire que c'est très tôt qu'il faut réhabiliter auprès des jeunes l'image désormais galvaudée de la médecine libérale : « Il est très important d'aller les chercher à la Fac », confirme le Dr Irène Kahn Bensaude du Conseil National de l'Ordre des Médecins. « Parce que ce n'est pas quand elles auront fini et qu'elles seront thèsées, qu'elles décideront de s'installer ». Un des thèmes principaux du SML pour l'année 2010 est justement cet accompagnement : « Il y a un an et demi, on a proposé le terme de compagnonnage aux institutionnels», explique le Dr Christian Jeambrun, pour qui ce terme est repris progressivement, au point d'être maintenant quasi adopté. « Nous sommes passés à la volonté d'un compagnonnage, au-delà de la maîtrise de stage. C'est un travail main dans la main, suffisamment long, dans les deux dernières années de leur exercice, pour leur montrer ce qu'est réellement l'exercice libéral. On tente d'y associer un aménagement de la retraite active pour le poursuivre dans les meilleures conditions possibles ». Mme Bachelot avait accepté cette proposition. Le compagnonnage, pour casser la mauvaise image de la profession, semble donc en bonne voie. C'est aux libéraux d'aller vers les jeunes pour leur dire et leur prouver qu'il est possible d'exercer en toute sérénité et sécurité ». C'est aux « séniors » de réintroduire auprès des « juniors » cette tautologie : le libéral, c'est la liberté.
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Les propositions faites à l'issue des 2èmes Assises 2010
- Former à l'entreprise. Concernant le volet « gestion d'une entreprise libérale », nous souhaiterions une formation complète et sérieuse durant les années d'études. Cela pourrait tout à fait être articulé durant le troisième cycle et, pourquoi pas, en amont, si les jeunes médecins le souhaitent. On peut également imaginer des sites Internet d'aide à l'installation et à la gestion générale.
- Donner un statut aux médecines à expertises particulières. Pour cela, nous nous adressons notamment au Conseil de l'Ordre des Médecins. Ce statut devient nécessaire et urgent. Les femmes médecins, les chiffres le confirment, sont plus diplômées dans des expertises particulières ou dans des spécialités que leurs confrères masculins - elles ont en moyenne deux diplômes « accessoires » en plus de leur diplôme de médecin. Il faut faire un geste envers ces 20000 médecins actuellement sans statut. D'autant que les expertises particulières sont
très plébiscitées par les patients. Il est devenu indispensable de s'en préoccuper.
‐ Valoriser le cumul emploi - retraite pour les médecins déjà installés. Beaucoup de médecins dévissent leur plaque. Le cumul emploi
- retraite doit être valorisé de façon à ne pas perdre ce vivier de compétences. Il existe à ce titre tout un catalogue de demandes établi par le pôle Retraite Active du SML.
‐ Valoriser les missions de santé publique, la prévention, l'éducation thérapeutique par des rémunérations différentes que la rémunération à l'acte. Le paiement à l'acte non revalorisé a vécu - il faut inventer autre chose. Si l'on veut que les médecins s'impliquent et ne se découragent pas, c'est un passage obligé.
Le SML est parvenu, lors de la convention de Juillet 2011, à négocier une rémunération à la performance en incluant les items de santé publique.
‐ Simplifier les tâches administratives et la paperasserie. Les médecins croulent sous ces tâches qui les accablent et qui ne sont pas du ressort de leur formation.
Dans la nouvelle convention (juillet 2011), l'organisation du cabinet fait partie d'un des items du paiement à la performance. Un dialogue avec CNAM reste ouvert pour simplifier ces tâches.
‐ Établir la valeur de l'acte en fonction de son contenu et de sa durée. C'est une demande récurrente sur laquelle nous commençons à être entendus. Mais on en parle depuis si longtemps qu'on aimerait enfin que cela soit suivi d'effets.
Ces propositions ont été entendues... et certaines ont vu leur concrétisation lors de la négociation de la dernière
convention médicale où les délégations du SML incluaient des femmes médecins du SML (FML)
Ces propositions ont été entendues par le gouvernement et les pouvoirs publics. La convention médicale, signée en juillet 2011, a tenu compte de nombreuses propositions faites par le SML.
En Septembre 2011, l'association Femme Médecin libéral lance une réflexion sur la révision et la modernisation de ses statuts visant à se doter d'un directoire comprenant 4 femmes médecins (une médecin généraliste, une médecin de spécialité clinique, une médecin à expertise particulière, une médecin chirurgienne en PTL), correspondant à la diversité de représentativité du SML.
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