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| LE RETOUR DES MAUVAIS DEMONS |
A l'approche des élections présidentielles et législatives, les mauvais démons de la politique ou les démons de la mauvaise politique auraient-ils saisis certains responsables du secteur médico-social ? En durcissant (voir ci-dessous) les conditions de la négociation tarifaire annuelle, le Conseil de l'UNCAM a pris le risque de remettre en cause les équilibres conventionnels. Parallèlement, les négociations sur le secteur optionnel qui avaient un peu avancées ont marqué le pas du fait de certains partenaires qui ne semblent plus soucieux d'aboutir. Tout se passe comme si d'un contrat gagnant-gagnant, certains voulaient passer à un contrat perdant-perdant. Dans quel but inavoué ?
Dr Dinorino Cabrera, Président du SML |
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| JEUDI NOIR POUR LA CONVENTION |
La journée du 15 févier 2007 sera à marquer d'une pierre noire dans les annales de la vie conventionnelle : un coup de tabac sur les négociations tarifaires et un coup d'arrêt sur le secteur optionnel ont animé cette journée particulière.
Réuni pour donner un mandat de négociation, dans le cadre des orientations 2007 de l'assurance-maladie, au directeur de l'UNCAM, le Conseil a durci ses positions sur le terrain des revalorisations d'honoraires. Non seulement, il ne pourrait y avoir qu'une seule augmentation de 1 du C en 2007 et, encore à partir du second semestre, mais en plus, tout le reste est conditionné aux résultats de la maîtrise médicalisée en 2007 et à l'ONDAM pour 2008.
La logique conventionnelle est fondée sur un équilibre entre les résultats de la maîtrise médicalisée et les augmentations d'honoraires. Mais il n'est pas prévu que les médecins fassent crédit. Selon les chiffres de la CNAM, ils ont, par leur engagement, permis de réaliser 1,3 milliards d'uros d'économies et le directeur de l'UNCAM ne cesse de répéter que "l'on est sur un rythme d'augmentation des dépenses historiquement bas". En outre, ne rien accorder en 2007 aux spécialistes, notamment à ceux qui sont impactés par le parcours de soins, peut, dans ces conditions, être assimilé à une rupture de contrat.
On peut donc s'interroger sur la logique de cette fermeture de fenêtre. Certains voudraient-ils provoquer délibérément l'échec du système pour mieux le dénoncer le moment venu?
Le SML entend ne pas tomber dans ce piège et mettre chacun face à ses responsabilités. La négociation du 2 mars est, à tous égards, cruciale.
Le climat s'est aussi alourdi lors de la réunion nocturne sur le secteur optionnel. L'UNCAM et l'UNOCAM qui s'étaient montrées, lors des précédentes rencontres, constructives ont fait machine arrière. D'une logique de complément d'honoraires pour les chirurgiens et les spécialistes, elles ont semblé revenir à une volonté d'échanger le secteur optionnel contre le secteur II. La négociation tournant en rond, le SML a préféré quitter la réunion et a demandé à l'UNCAM de faire des propositions concrètes sur lesquelles il serait possible de se prononcer.
Le climat conventionnel se dégrade à grande vitesse ces derniers temps. Le feu de la colère couve sous la braise et chacun devrait en prendre conscience avant que l'incendie éclate. |
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| L'INITIATIVE INTEMPESTIVE DE L'ORDRE |
| Quelle mouche a donc piqué l'Ordre des médecins de vouloir accorder à tous les omnipraticiens la qualification de spécialistes avant que les tenants et les aboutissants de cette évolution soient connus ? A confondre vitesse et précipitation, la vénérable institution court le risque de provoquer des effets pervers dont les premières victimes seraient les généralistes et ceux qui ont des Modes d'exercice particulier (MEP). Cette initiative ordinale est pour le moins intempestive. |
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| AVENANT CMU-C : UN MODELE POUR L'AIDE MEDICALE D'ETAT |
| Les partenaires conventionnels ont signé un avenant sur les conditions de prise en charge par les médecins des assurés relevant du régime de la CMU-C dans l'objectif de prévenir les refus de soins. Le gouvernement ferait bien de s'inspirer de ces dispositions dans la gestion de l'Aide médicale d'Etat qui couvre les étrangers non Européens dans l'attente de l'examen de leur dossier de régularisation. Entre les complexités administratives et les délais de paiement, les médecins se heurtent à beaucoup trop d'obstacles. |
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| HOMMAGE A UN PARTENAIRE |
| Il avait présidé la CNAM pendant près d'un quart de siècle, signé la première convention médicale nationale et imposé contre vents et marées, le secteur II : Maurice Derlin est mort à l'âge de 82 ans. Le SML a tenu à rendre hommage à ce partenaire rugueux et fin stratège à la fois. Lien sur le communiqué |
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