PRESIDENTIELLE : LA SANTE DANS LA BALANCE
Une participation record, une concentration des voix sur les grands candidats et au final un affrontement droite/gauche. Avec le premier tour de l'élection présidentielle du 22 avril, on en est presque revenu au schéma classique des années 70/80. Presque, parce que la nouveauté de ce scrutin est l'émergence d’un vote au centre qui détient l’une des clés du second tour. Que feront les électeurs qui ont voté au centre ? Ils ont le sort de la France entre leurs mains. La santé a été peu présente dans la campagne du premier tour et ne devrait pas l'être plus dans celle du second. Néanmoins, les deux candidats en lice ont, sur ce sujet, sinon un programme au moins une orientation. Pour l'un, la médecine libérale doit rester un axe du système. Pour l'autre, elle doit être tempérée par un renforcement des structures publiques et sociales. A chacun d'en juger et de faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre. Mais chacun de nos votes est capital.

Dr Dinorino Cabrera, Président du SML
 
 
COMPLEMENTS D'HONORAIRES : LE THERMOMETRE DE L'ATTRACTIVITE
Le feuilleton du rapport de l'IGAS sur les dépassements d'honoraires continue. Après l'épisode des rumeurs et des amalgames entre les compléments d'honoraires et les dessous de tables, celui de la fuite - intéressée ? - en direction des medias, celui de l'exploitation politique, le dernier en date est la publication, officielle cette fois, du rapport sur le site du Ministère de la santé.
Cette publication est instructive. Les inspecteurs généraux des affaires sociales s'attachent à démontrer que les compléments - sans distinction entre les possibilités de dépassements des médecins du secteur I et la liberté d'honoraires de ceux du secteur II - ont augmenté entre 1994 et 2004. Il se trouve - mais ce point n'est pas noté dans le rapport - que cette période correspond presque exactement à celle du blocage des honoraires et de la maîtrise comptable. Il est clair que les médecins ont compensé ce verrouillage par un accroissement des volumes d'activité et par des compléments d'honoraires légaux.
L'analyse de ceux-ci montre qu'une minorité de médecins - principalement des hospitaliers publics exerçant dans le cadre de leur secteur privé - pratiquent des dépassements importants. Si on enlève ces extrêmes, la moyenne des compléments est assez faible (113 € pour les chirurgiens) mais leur fréquence accrue aboutit à une masse de près de 2 milliards d'€uros, soulignée par les rapporteurs.
"Cacher ces dépassements que je ne saurais voir" semble être la position de ces nouveaux Tartuffe qui préconisent la suppression du secteur II et sa dissolution dans le secteur optionnel.
Le SML a maintes fois indiqué que le secteur II n'a pas vocation à être soluble dans le secteur optionnel et a regretté que d'autres syndicats ne soient pas aussi clairs sur ce point. Le secteur II doit rester une option ouverte pour les médecins souhaitant bénéficier d'une souplesse tarifaire en contrepartie de laquelle les Caisses ne prennent pas en charge une partie de leur cotisation sociale. Le secteur II est une sorte de thermomètre. Il indique le degré d'attractivité ou de non attractivité du secteur I. L'enjeu de la négociation sur le secteur optionnel est de mettre celui-ci à un niveau d'attractivité suffisamment élevé pour en faire un réel "concurrent" du secteur II et non de casser le thermomètre. Mais cela suppose que les assureurs, complémentaires en particulier, acceptent de jouer pleinement le jeu et leur métier. La négociation qui doit s'ouvrir après la séquence électorale, sur ce sujet devrait repartir sur de nouvelles bases. C'est le sens d'une lettre commune que les trois syndicats signataires de la Convention ont envoyé mercredi 25 avril au directeur général de l'UNCAM.
 
 
AVENANT 23 : LE VETO DE REGEREAU
Le président du Conseil de l'UNCAM a demandé au gouvernement de bloquer l'arrêté d'approbation de l'avenant n°23 qui revalorise certains actes - dont le C à 22 € -, fixe le programme de maîtrise médicalisée et ouvre le chantier des objectifs individualisés de prévention. Pour Michel Régereau, les généralistes ne doivent pas être revalorisés parce que les spécialistes multiplieraient les "dépassements" selon le désormais fameux rapport de l'IGAS. Le SML a aussitôt dénoncé cette attitude - baroque pour un syndicaliste - qui fait peu de cas d'un accord contractuel.
REVENUS : REPORT DE DECLARATION DEMANDEE
La déclaration 2035 - celle qui porte sur les revenus d'activité libérale - doit être envoyée cette année au plus tard le 2 mai. La 2042 - déclaration de l'ensemble des revenus du foyer fiscal - doit être envoyée, comme d'habitude, le 31 mai. Outre que le gouvernement n'a pas beaucoup médiatisé ce changement de calendrier, il apparaît que beaucoup de médecins n'ont pas reçu leur relevé SNIR. Comment remplir sa 2035 sans le SNIR? Devant cette contradiction, le SML a demandé au ministre du budget de reporter la date d'envoi de la déclaration 2035.
MEDECINE GENERALE : LES COMMISSIONS EN ARRÊTS
Le Journal Officiel a publié, le 18 avril, l'arrêté créant les commissions départementales chargées d'instruire les demandes de qualification en médecine générale. Cette vaste opération de régularisation doit se poursuivre jusqu'au 1er octobre 2010. Chaque médecin doit produire un dossier justifiant son activité de médecin généraliste. Maître d'oeuvre de cette procédure, l'Ordre s'interroge sur le sort à réserver aux MEP. Mais entre les angiologues qui entendent faire valoir que la médecine vasculaire est une spécialité à part entière et les médecins homéopathes qui se revendiquent spécialistes en médecine générale à orientation ou compétence homéopathique, la réponse ne peut pas être globale. Le SML souhaite que chaque situation soit analysée de manière particulière.
ORDRE : DU RIFIFI A PANAME
Le gouvernement avait demandé, au mois de mars, à l'IGAS une enquête sur la situation de l'Ordre départemental de Paris. Au centre de la polémique, des soupçons de malversations financières, des frais de représentation excessifs, des indemnités faramineuses et des parachutes dorés (comme ceux des patrons du CAC 40?) au profit de certains responsables de l'Ordre parisien. Les inspecteurs de l'IGAS ont conduit, cette semaine, une perquisition au siège de l'institution parisienne. Entre ceux qui accusent et ceux qui se défendent, il y a du rififi à Paname...
FMC : UN SITE INCONTOURNABLE
Pour composer votre programme de formation présentielle - un élément indispensable pour remplir vos obligations de FMC - le site de l'Association de Formation des Médecins Libéraux (AFML) est incontournable. Il vous offre une visualisation directe et claire des différentes formations proposées tant dans le cadre du FAF que dans celui de l'OGC, une information plus complète et une possibilité de télécharger les bulletins d'inscription Ah, si tout était aussi simple qu'à l'AFML...
 
 
 
Formations à l'informatique, à la communication, à l'Anglais, formations médicales. L'AFML vous propose de nombreuses formations sur tous ces thèmes.
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