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SML-HEBDO
n°158 - 28|11|08 |
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A LA RECHERCHE DE LA BOUSSOLE PERDUE |
En sociologie des organisations, on distingue celles qui sont parfaites parce qu'elles savent ce qu'elles font, comment le faire et pourquoi elles
le font et celles qui sont absurdes parce qu'elles savent ce qu'elles font, comment le faire mais ne savent pas ou ne savent plus pourquoi elles
le font. Les actuelles négociations conventionnelles ne sont pas loin de cette dernière catégorie. Les partenaires savent ce qu'ils
font négocier comment le faire ils maîtrisent l'art de la négociation mais certains ne savent plus
vraiment pourquoi ils le font comme si la boussole s'était perdue en route. Quel est en effet, le véritable objectif de ces
négociations ? Relancer la dynamique conventionnelle ? Mettre en place une maîtrise mi-comptable, mi médicalisée des
dépenses ? Maintenir le calme social dans le secteur médical ? Et s'il s'agissait simplement de gagner du temps en attendant que
l'horizon économique et politique s'éclaircisse, ce qui permettrait de retrouver la boussole perdue ?
Dr Jean-Louis CARON, Secrétaire général
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| NEGOCIATIONS CONVENTIONNELLES : LES PETITS PAS |
La séance de négociation conventionnelle du mercredi 26 novembre s'est conclue sans avancée significative mais avec des
évolutions sur certains sujets. Revue de détails.
-Secteur optionnel. La première innovation a été le retour effectif à la table des négociations de l'UNOCAM, le
partenaire indispensable dans ce dossier. Les représentants des mutuelles et des assureurs complémentaires ont précisé leurs
positions de principe. Elles considèrent que le secteur optionnel doit être un secteur d'installation et non une option dans laquelle
les médecins éligibles pourraient entrer ou sortir, qu'il ne s'agit pas de solvabiliser des compléments d'honoraires mais de
financer des suppléments en échange d'engagement de qualité très forts dont elles n'ont pas précisé la nature. Le
SML a rappelé que les médecins avaient déontologiquement et pratiquement des obligations de qualité et qu'il fallait qualifier
autrement ces engagements pour ne pas laisser croire que ceux qui ne seraient pas dans ce secteur ne feraient pas de qualité. L'UNOCAM a
aussi rappelé son souhait de coupler le secteur optionnel à une "régulation" du secteur II. Pour le SML, il n'est pas question de
toucher un cheveu du secteur II.
-Contrat d'amélioration des pratiques individuelles (CAPI). La CNAM a présenté une nouvelle version de son projet. La philosophie
est toujours la même mais les détails dans lesquels se cache souvent le diable ont évolué. Le médecin qui
signera ce contrat s'engagera sur des objectifs de prévention dans plusieurs domaines : taux de vaccination anti-grippal, dépistage du
cancer, iatrogénie, prise en charge du diabète, efficience des prescriptions. Il recevra une rémunération de 5 à 7
par patient dont il est le médecin traitant. Parce qu'en moyenne, un médecin traitant a 700 patients inscrits, les médias ont
hâtivement conclu que les médecins allaient recevoir une prime de 3500 à 5000 . La réalité est plus
complexe. Ce complément ne sera acquis que s'il atteint tous les objectifs et selon une méthodologie de calcul quelque peu
kafkaïenne qui fait de cette proposition une usine à gaz. Pour porter ce projet dont il approuve le principe le SML en
demande une simplification.
-Maitrise médicalisée. L'objectif 525 millions d' - est fixé par le PLFSS. Il reste à le mettre en musique. La
CNAM a présenté les thèmes et les objectifs. Rien que du classique pourrait-on dire : IJ, sartans, génériques, ALD, etc.
sont au menu. Mais il manque la contrepartie : le retour d'investissement des médecins sous forme de revalorisation. Sur ce plan, la petite
musique du troc s'est faite entendre. L'idée de prendre aux spécialités techniques dites riches radiologie, biologie et
quelques autres pour financer les revalorisations des spécialités cliniques, y compris le C à 23 est toujours dans
l'air.
-Démographie médicale. La corvée ou la taxe est toujours dans les tuyaux. Les médecins installés dans les zones
surdotées devraient donner un peu de leur temps dans les zones sous-dotées ou se dispenser de cette obligation en payant une
contribution. Le SML a répété le caractère injuste et inacceptable de cette idée.
La prochaine et dernière étape de ce round est prévue pour le 10 décembre. Comment se conclura-t-elle ? Un accord global ? Un
échec ? Un relevé de conclusion ? Un protocole de fin de discussion ? Une suspension pour les fêtes ? Le suspens est à son
comble.
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| BOUCLIER SANITAIRE : LE RETOUR |
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Viré par la porte, le bouclier sanitaire reviendrait-il par la fenêtre ? Dans son rapport consacré à l'évolution du
système des ALD, le député Jean-Pierre Door préconise de revoir ce mécanisme en le régulant et pour éviter des
conséquences sociales trop lourdes de mettre en place ce fameux bouclier sanitaire limitant le reste à charge en fonction du revenu.
Quelle est la faisabilité de cette proposition ? C'est toute la question.
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| PLFSS : FIN DE PARTIE |
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Les députés et les sénateurs se sont accordé sur le
Projet de loi de financement de la Sécurité sociale
qui a été définitivement adopté le 26 novembre dans une version proche de
celle adoptée par l'Assemblée nationale.
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| FMC : L'AFML, PARCE QUE VOUS LE VALEZ BIEN |
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L'AFML est plus que jamais incontournable. Son site interactif http://www.lafml.org/ est un outil à votre service. Non seulement, vous y trouverez tous les programmes de formation -actualisés en temps réel - et la possibilité de vous inscrire en ligne mais également de nombreux services pour construire et gérer votre parcours de formation. N'hésitez pas à surfer sur ce site et à nous faire part de vos remarques.
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