« En 2012 nous pouvons faire avancer les dossiers importants »
Comment s'annonce cette nouvelle année 2012 ?
Syndicalement c'est une année qui va être assez courte car rattrapée par l'actualité politique. Les élections présidentielles et législatives vont entraîner un repositionnement du monde politique français. Que la majorité soit de gauche ou de droite les équipes vont changer et nous vivrons une nouvelle période d'apprentissage. 2012 s'annonce donc comme une année de réflexion et de repositionnement. Elle n'est pas perdue pour autant car va permettre de travailler sur le plan structurel et conventionnel et il nous reste une fenêtre législative pour faire passer des dossiers importants comme le médecin retraité actif, la PDS et la protection juridique et sociale des femmes médecins libérales. Par ailleurs, nous continuerons à travailler sur nos cinq dossiers prioritaires.
Quels sont ces dossiers ?
Tout d'abord le secteur optionnel. Il faut absolument que le secteur 1 puisse en bénéficier. Il nous faut une réunion pour en discuter. Si la mutualité ne désire pas être présente et bien nous nous réunirons sans elle.
Deuxième sujet, la permanence des soins, essentielle pour le médecin généraliste mais aussi pour les médecins libéraux en établissement de soins. La loi HPST permet le dépeçage de la PDS libérale par les ARS. Nous assistons à une réorganisation manu militari des ARS sans tenir compte des acteurs en place et au détriment des français. Nous ne sommes pas entendus mais nous devons défendre la position des médecins généralistes, de SOS médecin, des spécialistes en établissements privés. Une grande partie de la PDS est dirigée vers l'hôpital, avec le coût prohibitif que l'on connaît, en complète contradiction avec les discours tenus.
Troisième sujet, le médecin retraité actif pour lequel nous devons trouver un statut temporaire. Le ministre nous a entendus sur ce sujet. Depuis trois semaines il a entre les mains un dossier complet que nous lui avons adressé. Dépêchons nous de régler ce problème avant d'être dans le mur.
Quatrième sujet, le rôle de la femme médecin libéral dans le système de santé. Les femmes médecins sont de plus en plus nombreuses et il faut qu'elles choisissent le secteur libéral. Pour cela nous devons déjà améliorer leur protection sociale et l'aligner sur celui du public. Nous devons aussi faciliter leur accès aux places dans les institutions sans les pénaliser. Enfin, nous devons mener une véritable réflexion sur l'organisation à venir du travail. Le SML a largement engagé la réflexion au travers des assises femmes médecin libérale mais nous devons aller beaucoup plus loin en 2012.
Enfin cinquième sujet, le passage au paiement à la performance pour les spécialités cliniques. Si le dossier est bien avancé pour le généraliste tout reste à faire pour les spécialités cliniques. Notre mission principale est de leur porter assistance dans la préparation et la rédaction de leur paiement à la performance.
Le SML historiquement basé à Ris Orangis est désormais installé à Paris. Est-ce que cela signifie des changements pour le syndicat ?
Le déménagement était inéluctable et il a certainement trop tardé. A Ris Orangis, nous étions bien installés mais ne recevions que peu de visite car relier Paris à la banlieue reste une chose difficile aujourd'hui. C'est pourquoi nous avons souhaité une adresse parisienne pour qu'elle devienne véritablement la maison des adhérents du SML. De plus, en tant que deuxième syndicat médical une adresse parisienne nous donnera une efficacité politique et fonctionnelle à la hauteur de notre rang.