
Rappelons que cet ONDAM, fixé à 225,4 milliards d’euros, intégrait une provision de dépenses exceptionnelles pour faire face à la crise sanitaire : 2 milliards pour les tests, 1,5 milliard pour la campagne vaccinale, 0,7 milliard pour l’achat de masques. Mais, avec la troisième vague épidémique, la prolongation de l’état d’urgence sanitaire et la tension sur le système hospitalier, « de nouvelles dépenses exceptionnelles d’un montant très significatif sont d’ores et déjà à prévoir », écrit le Comité. Et la baisse de certains tarifs, notamment des tests, ne suffira pas à les compenser, d’autant qu’il faut également prévoir des dépenses supplémentaires en indemnités journalières suite aux mesures de restriction d’activités. Le Comité d’alerte sonnera donc du cor pour en avertir le Parlement, le Gouvernement et l’assurance maladie, qui, on l’espère, s’en doutent un peu.