Les articles du SML

Un an après la signature des accords du Ségur de la santé, fruit d’une large concertation du monde de la santé, le ministère des Solidarités et de la Santé a présenté un premier bilan. Pour la médecine de ville, celui-ci est très décevant.

Dans le cadre du Ségur de la santé, l’Agence du numérique en santé (ANS) a publié les dossiers de spécification de référencement (DSR) (ou labellisation) pour plusieurs typologies de logiciels de gestion de cabinet.

La rengaine est de plus en plus inquiétante. Un nouvelle mission d’information sur les professions de santé, mené par commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, promeut l’évolution des périmètres des métiers et dessine un système de santé… sans médecin !

De nouvelles mesures fortes ont été annoncées par le Gouvernement le 12 juillet pour contrer la 4e vague de Covid-19 provoquée par l’arrivée en France du variant Delta (près de 20 000 cas par jour recensés en milieu de semaine).

Après l’avis favorable de la Cnil puis du Conseil d’État, un décret du 13 juillet officialise la possibilité, pour les médecins traitants, d’obtenir la liste de leurs patients non-vaccinés contre la Covid-19.

Les nouvelles mesures, conditionnant l’accès de certains lieux à la présentation d’un pass sanitaire, ont entraîné une vague record de prise de rendez-vous de vaccination la semaine passée.

Avec l’annonce de la généralisation du pass sanitaire et de l’obligation de se vacciner pour une catégorie de professions, le Gouvernement a choisi de mettre les non-vaccinés sous pression.

Les atteintes à la liberté d’installation des médecins sont légion chez les parlementaires. Véritable serpent de mer politique, il ne se passe pas une année sans que les députés ou les sénateurs ne proposent d’imposer un conventionnement sélectif aux diplômés en réponse aux déserts médicaux.

L’ordonnance instaurant un dispositif de certification périodique des professionnels de santé est parue au Journal officiel le 21 juillet.

Une expérimentation de plus va écarter le médecin traitant du suivi de ses patients. Dans le cadre des expérimentations de l’article 51 (loi de financement de la Sécu de 2018), le suivi des patients sous anticancéreux par le pharmacien d’officine va être testé pendant trois ans, sur l’ensemble du territoire métropolitain.

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