Edito du Président du SML

Cette semaine, le Gouvernement a marqué le premier anniversaire du Ségur de la santé. Comme nous l’avions dit à l’époque, il s’agissait bien d’un Ségur de l’hôpital : 9 milliards d’euros ont été fléchés vers les augmentations de salaire des hospitaliers, et 19 milliards sur l’investissement dans ces établissements.

Le premier des engagements éthiques de tout soignant est primum non nocere. « En premier lieu, ne pas nuire » aux patients que nous prenons collectivement en charge est une obligation qui s’impose à toutes celles et ceux qui entrent en contact avec des patients et des personnes fragiles.

La nouvelle séance de négociation autour de l’avenant no 9 à la convention médicale a tourné court.

Au moment où s’ouvre une séquence cruciale pour les médecins libéraux, le SML fait le point sur les enjeux des prochaines semaines dans les domaines conventionnels et budgétaires face aux évolutions des périmètres des métiers de santé.

La séquence budgétaire vient de débuter. Au terme de celle-ci nous connaîtrons les moyens que ce Gouvernement, qui a tant donné aux hôpitaux, entend consacrer à la première ligne de défense sanitaire que sont les soins de ville.

Après 6 mois d’auditions, les députés de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale (MECSS) viennent de présenter les conclusions de leur rapport sur les Agences régionales de santé (ARS). Rejoignant nos propres observations, les députés ont constaté que l’action des ARS n’était pas à la hauteur des enjeux territoriaux de santé.

Franchement, ça suffit ! D’une part, les cabinets médicaux sont pris pour des solderies, puisqu’on continue à nous approvisionner en vaccins AstraZeneca, dont personne ne veut : ni les hôpitaux, ni les centres de vaccination, et encore moins les pharmaciens qui se débarrassent de leurs stocks devenus encombrants en livrant aux médecins des doses qu’ils n’avaient pas commandées.

S’abritant derrière l’exercice coordonné, le Gouvernement pousse en réalité un transfert de compétences qui ne dit pas son nom et qui, surtout, n’est pas concerté.

Deux tribunes parues dans Le Monde et le Journal du dimanche créent un nouveau rebondissement inattendu sur le sujet du numéro unique en santé.

Les rapports sur la gestion de la crise sanitaire s’accumulent. Après le Sénat et l’Assemblée nationale, les experts missionnés par le chef de l’État ont à leur tour rendu le même verdict accablant.

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