Edito du Président du SML

Malheureusement, dans ce pays, il faut se battre pour se faire entendre. Face au mépris des pouvoirs publics et au regard de la détresse de la médecine libérale, nous n’avons pas d’autre choix que de fermer nos cabinets les 1er et 2 décembre.

Ça suffit ! Les atermoiements de la CNAM et du Gouvernement sur la question pourtant cruciale de la revalorisation de nos actes ne sont pas acceptables.

La négociation de la nouvelle convention médicale a débuté mercredi et se poursuivra jusqu’à fin février. Si tout va bien.

Le ministre de la Santé vient de donner le coup d’envoi à la négociation de la nouvelle convention médicale en adressant sa lettre de cadrage au directeur général de la Cnam.

Une proposition de loi vise à créer des IPA praticiennes de premier recours pour prendre en charge les pathologies bénignes.

Le Gouvernement a introduit dans budget de la Sécurité sociale le principe d’une « responsabilité collective » pour la permanence des soins. Celle-ci s’étendrait de l’hôpital à la ville et embarquerait de nouvelles professions comme les infirmiers et sages-femmes. Ces derniers pourront intervenir sur régulation des Samu – Centres 15.

Les sept ordres des professions de santé ont dévoilé leurs propositions en vue d’améliorer l'accès aux soins. Ceux qui n’attendaient rien de révolutionnaire de la part de ces organismes parapublics, n’ont pas été déçus.

Vous l’avez remarqué ? Il ne se passe pas une journée sans que les acteurs les plus divers ne viennent nous dire ce qu’il faut ou pas négocier.

Le budget que le Gouvernement prévoit pour 2023 jette un froid sur les négociations conventionnelles qui doivent démarrer prochainement.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023 sera présenté lundi en conseil des ministres et les comptes de la Sécurité sociale seront dévoilés mardi, donnant le coup d’envoi au marathon budgétaire du dernier trimestre.

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