Edito du Président du SML

Ce week-end est celui du premier tour de l’élection présidentielle. Le SML ne fait pas de politique, mais il a contribué au débat en versant des propositions concrètes pour redonner à la médecine libérale les moyens de répondre aux nouveaux besoins de soins des patients et renforcer ainsi l’accès aux soins.

Dans le cadre de l’Interpro des Libéraux de Santé que nous avons fondée avec 10 autres syndicats représentatifs des professions de santé libérales, nous avons écrit notre proposition de loi pour réformer les soins de ville.

La cotation de la consultation avec la réalisation d’un test antigénique va-t-elle baisser ? Et la majoration (MIS) de 30 euros en cas de test positif va-t-elle être supprimée ? Ces deux mesures seraient envisagées par l’assurance maladie. Inutile de dire que si elles étaient adoptées, le SML s’étonne de ce scenario absurde —auquel nous nous opposons— au moment où le spectre d’un nouveau rebond de l’épidémie de Covid se rapproche.

Après la guerre sanitaire contre la Covid-19, la guerre militaire fait son retour en Europe. La brutalité de l’attaque russe conte l’Ukraine rappelle une époque dont nous pensions qu’elle appartenait à l’Histoire.

Nous avons passé tout le quinquennat à réclamer une revalorisation des actes dans l’indifférence de la CNAM et d’un Gouvernement qui ont préféré financer des structures. Non seulement le « ruissellement » des moyens vers les structures n’a pas apporté les résultats escomptés, mais l’indigence de nos tarifs, au regard de l’engagement et du niveau de responsabilité qu’exige notre métier, est devenu un repoussoir pour les jeunes diplômés.

Les SML est l’un des 11 syndicats représentatifs fondateurs des Libéraux de Santé. Avec les biologistes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, kinés, infirmiers, orthophonistes, orthoptistes, podologues, audioprothésistes, nous avons engagé une réflexion profonde pour proposer des solutions et répondre aux besoins de nos patients. Au terme de ce travail, nous avons élaboré un projet de loi de santé ambitieux pour le quinquennat à venir.

Il n’est pas de semaine qui passe sans que le sujet de la fin de la liberté d’installation des médecins libéraux ne soit remis sur le tapis. Et, il n’est pas de trimestre sans que les députés ou sénateurs ne tentent d’imposer la coercition à travers une loi, comme ce fut encore le cas cette semaine.

Ne nous trompons pas, l’émission « Cash Investigation » qui accuse les médecins d’être responsables des déserts médicaux dans ce pays, n’est rien d’autre qu’un coup marketing de France Télévision qui surfe sur les inquiétudes des Français pour doper son audience.

C’est un message que le ministère de la Santé aurait pu s’épargner. Dans un DGS Urgent, le directeur général de la Santé, relevant un recul des volumes de doses commandés par les libéraux cette semaine, fait les « gros yeux ». Il nous exhorte à « ne pas relâcher l’effort » pour la campagne vaccinale, oubliant que, pendant longtemps, les vaccins nous ont été accordés au compte-gouttes.

Saviez-vous que le président de la Fédération hospitalière de France se rêvait en ministre bis de la Santé ? Celui-ci a appelé sur France 2 au report des congés des médecins libéraux durant les fêtes et commandé que les agences régionales de santé veillent « à ce que tous les cabinets libéraux ne ferment pas en même temps », afin d’éviter l’affluence aux urgences de patients qui « ne trouvent plus de réponse en médecine de ville ».

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