
En réalité, ce que les professionnels de santé sont désormais autorisés à faire relève plus de l’information que de la publicité. Chaque professionnel sera « libre de communiquer au public, par tout moyen, y compris sur un site Internet, des informations de nature au libre choix du praticien par le patient, relatives notamment à ses compétences et pratiques professionnelles, à son parcours professionnel et aux conditions de son exercice ». Il devra inclure à cette information les honoraires pratiqués, les modes de paiement acceptés et les obligations posées par la loi pour éviter toute discrimination parmi les patients potentiels. Cette communication doit être « loyale et honnête », et en particulier éviter de recourir aux témoignages de tiers ou à des comparaisons avec d’autres médecins ou établissements, et ne pas inciter à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins.
Enfin, il sera interdit à un professionnel de santé « d’obtenir contre paiement ou par tout autre moyen un référencement numérique faisant apparaître de manière prioritaire l’information le concernant » lors d’une recherche sur Internet.
En ce qui concerne l’expression dans la « sphère publique », un praticien pourra, « par tout moyen, y compris un site Internet, communiquer au public ou à des professionnels de santé, à des fins éducatives ou sanitaires, des informations scientifiquement étayées sur des questions relatives à sa discipline ou à des enjeux de santé publique ». Il ne doit pas viser à tirer profit de son intervention.