
Le forfait ne peut se concevoir que pour quelques cas « très limités ». Son existence bloque toute revalorisation notable ; on le voit avec la rémunération par objectif de santé publique (ROSP). Pire, il peut être source de discorde lorsque l’on prétend rémunérer la coordination des soins par un forfait collectif, à charge pour les professionnels libéraux de se le partager. Le SML refuse tout net cette idée. Il s’oppose à tout partage entre professionnels et entre libéraux et hospitaliers ; « c’est un piège dangereux qui mène à l’ubérisation des uns par les autres », affirme son président.
De même, la ROSP est devenue beaucoup trop compliquée, beaucoup trop inégalitaire. Il faut la revoir, comme il faut également simplifier une tarification devenue trop complexe. Ce qui n’empêche pas d’instituer des consultations longues, des consultations d’expertise, des consultations de prévention, ou de majorer les actes de PDS réalisés sur régulation du 116-117 ou du 15. Enfin, le SML est partisan de laisser des plages de respiration aux médecins en instituant des espaces de liberté tarifaire pour tous. Et bien entendu, il faut préserver le secteur 2.