
Mais les pouvoirs publics saisissent toutes les occasions pour dépouiller les médecins d’une série de tâches et les déléguer à d’autres. Cette délégation de tâches n’est pas sans danger : elle vise surtout à distribuer des soins au moindre coût. Il faut permettre aux professionnels libéraux de travailler en coordination, chacun dans son champ de compétence.
Il est impératif pour la qualité des soins de replacer le médecin aux commandes de l’organisation de ceux-ci, et de supprimer les référentiels, les protocolisations qui brident plutôt qu’ils n’encouragent cette coopération. Par ailleurs, il faut se saisir des outils numériques pour encourager la télémédecine sans en faire un outil stakhanoviste, pour développer les téléservices sans en faire des instruments de censure, et nourrir le dossier médical du patient en faisant un instrument collaboratif.