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Paris, le 11/07/2019
Lutte contre les pénuries de médicaments : le SML dénonce la mise à l’écart des prescripteurs

Paris, le 11 juillet 2019 - Les pénuries de certains médicaments sont devenues un véritable problème de santé publique. L’enjeu central de ce dossier est la santé des patients, comme l’avait rappelé le SML auditionné à ce sujet en 2018 par les Sénateurs. Ce sujet nécessite une forte implication de l’ensemble des acteurs dans une approche coordonnée et une communication en temps réelle à travers les outils partagés.

Or le SML, ne peut qu’être déçu de la présentation du plan d’action contre les ruptures, faite au siège de l’Ordre des pharmaciens… sans les médecins, pourtant prescripteurs et très concernés par ce sujet.

Les dispositifs d’information retenus laissent de côté les outils mis au service de la coordination des soins, puisque le choix qui a été fait est celui du DP (dossier pharmaceutique) auquel les prescripteurs n’ont pas accès, puisqu’il n’est pas interfacé au DMP (dossier médical partagé). En outre, le SML ne voit pas l’intérêt de multiplier les dossiers puisque le DMP est désormais sur les rails et que les pharmaciens sont incités par l’assurance maladie pour les ouvrir.

Le SML comprend bien que dans les cas où un médicament est manquant il faille trouver une solution sinon d’attente, du moins de remplacement en urgence pour apporter une réponse au patient. Mais cette décision est et doit rester strictement du domaine du prescripteur. La mesure permettant au pharmacien de « remplacer le médicament prescrit par un autre » et puis « en tout état de cause » d’en « informer » le prescripteur n’est pas acceptable et doit être revue. Au moment où la coordination des soins est le maître mot de l’organisation des soins dans le cadre de la réforme « ma santé 2022 » le SML ne comprend pas cette exception.

Tout remplacement de médicament par un autre doit se faire en lien direct avec le prescripteur et avec l’accord express de celui-ci. La procédure de remplacement, en cas d’urgence ou dans l’hypothèse où le prescripteur ne serait pas joignable, ne peut se concevoir que dans le cadre d’une protocolisation entre médecins et pharmaciens d’un même secteur, en application de grilles de substitutions proposées par l’HAS, avec un retour d’information obligatoire en direction du médecin prescripteur via les messageries sécurisées et le DMP, mais aussi une garantie de traçabilité de ce remplacement de produit, dans le but d’assurer un suivi médical renforcé du patient concerné.

Enfin, le SML souhaite que les représentants des médecins soient inclus des différentes instances destinées à évaluer les différents dispositifs de lutte contre les ruptures d’approvisionnement.

Au total, le SML estime que, s’il est important de lutter contre les pénuries de médicaments, il ne faut pas que les dispositifs mis en œuvre soient la forêt de bonnes intentions qui masque une nouvelle étape du mercato des compétences médicales en faisant entrer les pharmaciens dans un rôle de prescripteur, ce qui ne serait pas sans poser de nombreuses difficultés.

 

Contact presse : Sylvie FONTLUPT - Tél. 06 72 82 42 18
A propos du SML

Fondé en 1981, le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) est un syndicat polycatégoriel représentatif de tous les médecins quel que soit leur secteur d’activité. Il assure la représentation et la défense de tous les types d’exercices libéraux, de toutes les spécialités et de toutes les formes d’expertises. Le SML axe son action sur la défense des piliers de l’exercice libéral du médecin que sont l’indépendance, la liberté d’installation, la liberté de prescription et le paiement direct à l’acte dans le cadre d’une valorisation juste des honoraires médicaux. Il promeut une approche pragmatique, adaptée aux réalités du terrain pour répondre aux évolutions des besoins de soins. Il est pionnier dans la promotion de la prévention, de la télémédecine et de la E-santé. Force de propositions, il participe activement au dialogue avec les Pouvoirs publics et l’Assurance-maladie. Le SML est représenté dans toutes les régions et possède des élus dans chacun des trois collèges composant les URPS de médecins libéraux.
Le SML est présidé depuis décembre 2016 par le Dr. Philippe Vermesch.

En savoir plus : www.lesml.org

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Paris, le 28/06/2019
Le gouvernement peut-il mépriser 74% des Français ?

Un sondage IPSOS dévoilé par le journal Le Parisien en novembre dernier a montré que 74% des Français souhaitaient le maintien du remboursement de l’homéopathie et que 77% en avaient déjà pris dont un sur deux de façon régulière depuis 14 ans.

Alors, je veux bien tout entendre, mais ce serait mal connaitre la médecine et les patients que de prétendre rayer l’Homéopathie d’un trait de plume. Et pour la remplacer par quoi, d’ailleurs ? Par d’autres classes thérapeutiques qui ne manqueront pas, en plus de plomber les comptes de la Sécu, pour le plus grand déplaisir de la Cour des comptes, d’aggraver les complications et les hospitalisations liées à l’iatrogénie. C’est aussi oublier un peu vite que l’iatrogénie provoque plus de morts que les accidents de la route… mais au lieu de tenter de freiner le phénomène, une accélération serait envisagée !

Je veux bien que certains, qui s’agitent en permanence sur les réseaux sociaux, veuillent envoyer l’homéopathie et les médecins homéopathes au bûcher. Ça les occupe. Mais il faut poser les bonnes questions et examiner les faits : avec 690 000 signatures, la pétition en faveur du mariage pour tous a permis au gouvernement de l’époque de porter une loi qui a fait date dans l’histoire de notre société.

Alors, en quoi une pétition signée par 1 135 676 personnes, aurait-elle moins moins de poids pour inciter notre gouvernement, sinon à ouvrir le débat, mais au moins à regarder de près ce qu’expriment nos concitoyens ? Ils réclament tout simplement la possibilité de choisir comment ils veulent être soignés et accompagnés.


Dr. Philippe Vermesch

Président du SML

 

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Paris, le 28/06/2019
Le SML appelle au développement de la chirurgie ambulatoire

Paris le 28 juin 2019 - Le SML a été auditionné ce mercredi 26 juin par la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) de l’Assemblée nationale relative à la chirurgie ambulatoire. Il représentait aussi l’UNPS.

Le SML appelle de ses vœux le développement de la chirurgie ambulatoire, notamment parce qu’elle conduit à des économies de dépenses de santé, en particulier en frais d’hospitalisation. Toutefois, il a regretté que seuls les actes de chirurgie réalisés en établissement de soins soient pris en considération. Le SML souhaite qu’un effort soit fait pour reconnaître, faciliter et encourager les actes de chirurgie ambulatoire réalisés dans le cadre des cabinets de ville.

Cela passe par un intéressement des praticiens libéraux à cette activité notamment avec l’instauration d’une rémunération incitative permettant d’assumer les frais du plateau technique ; et le développement d’une formation continue adaptée. Surtout, le SML appelle à ouvrir et déverrouiller les pratiques chirurgicales, en permettant aux praticiens de pouvoir réaliser en ville, les actes qui ne nécessitent plus d’être réalisés en établissement de soins. À chaque fois que c’est médicalement possible, les interventions relevant de la chirurgie ambulatoire doivent être réalisées en ville, en dehors des établissements, lesquels doivent pouvoir recentrer leur activité chirurgicale sur les cas les plus complexes.

L’atteinte de l’objectif de 70 % de taux de recours national en chirurgie ambulatoire en 2022, contre 58 % aujourd'hui, ne sera possible qu’en mobilisant les praticiens libéraux qui pratiquent la chirurgie externe dans le cadre de plateaux techniques légers.

Enfin, le SML a pointé la nécessité de la bonne coordination du retour à domicile des patients après une intervention en ambulatoire, et proposé la création d’une consultation complexe du généraliste.

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Paris, le 25/06/2019
Cour des comptes : le SML voit poindre la menace du retour des rémunérations flottantes !

Paris, le 25 juin 2019 - « Au secours, les lettres clés flottantes reviennent ! » C’est en substance la réaction qu’inspire la lecture du rapport de la Cour des Comptes présenté ce mardi matin sur La situation et les perspectives des finances publiques.

Concernant la Santé, les magistrats de la rue Cambon, listent les dépenses supplémentaires engendrées par la mise en œuvre du reste à charge zéro, les engagements conventionnels en faveur des professionnels de santé, et rappellent que « le respect de l’objectif de progression des dépenses, même desserré à 2,3 % en 2018 et entre 2020 et 2022 et à 2,5 % en 2019, appelle la réalisation effective des économies prévisionnelles et, en cas de risque de dépassement, la mise en œuvre de dispositifs nouveaux de régulation infra-annuelle associant les dépenses de soins de ville (accords prix-volume, à l’instar du protocole d’accord de biologie médicale précité, mise en réserve annuelle d’une partie des augmentations conventionnelles ou des dotations forfaitaires aux professionnels libéraux de santé). Ces dispositifs restent à définir ».

Autrement dit, la Cour des comptes appelle le gouvernement à appliquer un mécanisme de régulation que les médecins libéraux ont déjà expérimenté dans le passé pour leur malheur : les rémunérations flottantes ! Ainsi après la confiscation d’une partie du sous-Ondam de ville, mis en réserve pour anticiper d’éventuels dépassements, la Cour des comptes recommande la confiscation d’une partie des revenus des médecins libéraux en conditionnant leurs évolutions tarifaires et le versement de leurs rémunérations forfaitaires à la réalisation des objectifs d’économie.

Le SML prévient le gouvernement, au cas où il serait tenté de suivre ces recommandations, qu’il sera l’adversaire résolu de la mise en œuvre d’un tel dispositif. Au moment où le gouvernement prône une évolution des modes de rémunérations avec l’introduction de forfaits, le SML redouble de méfiance. Les déclarations de la Cour des comptes confirment que le glissement vers une rémunération forfaitaire, qui plus est conditionnée à la maîtrise comptable, est un piège pour les médecins libéraux.

S’il existe une telle pénurie de médecins libéraux aujourd’hui, c’est en partie en raison de la paupérisation de la profession.

Le SML trouve injustifiable que le Gouvernement demande toujours plus aux médecins libéraux, pour une valeur de l’acte de base qui reste largement inférieure à celle de la prestation de base de professions largement qualifiées - qu’il ne s’agit évidemment pas de dénigrer - comme les coiffeurs ou les plombiers. La responsabilité médicale doit être rémunérée à son juste prix, c’est la moindre des choses ! Ou alors, il faut cesser de dénigrer le secteur 2 et généraliser les tarifs libres, comme c’est d’ailleurs le cas pour les autres professions libérales.

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Paris, le 24/06/2019
Homéopathie : le SML et le SNMHF réclament le maintien du remboursement

Paris, le 24 juin 2019 - Dans de multiples sondages les Français ont témoigné leur attachement à l’homéopathie montrant l’utilité de cette thérapeutique dans l’offre de soins en France.

La polémique haineuse, alimentée sur les réseaux sociaux par certains dont des médecins, témoigne de la triste réalité d’une époque où quelques individus profitent des réseaux sociaux pour répandre des contre-vérités et susciter l’angoisse chez les patients. Le même mécanisme s’applique d’ailleurs à la vaccination.

Les médecins homéopathes sont d’abord des médecins ; ils ont suivi une formation diplômante en homéopathie en parallèle ou à l’issue de leur cursus en médecine, comme l’a rappelé l’Ordre.

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) et le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) qui défendent ensemble ce dossier depuis près d’un an tiennent à réaffirmer quelques vérités au moment où la Haute autorité de santé doit rendre son avis lequel permettra à la ministre de la santé de se prononcer sur le sort de la prise en charge des médicaments homéopathiques :

  • Un médecin généraliste sur trois prescrit quotidiennement des médicaments homéopathiques
  • Prétendre que le déremboursement de l’homéopathie permettrait de financer les médicaments innovants est loin de la vérité, puisque la prise en charge des médicaments homéopathiques ne représente que 0,29% des remboursements de médicaments en France. D’ailleurs un faible report sur des médicaments remboursés annulerait cette économie.
  • L’homéopathie ne se substitue pas aux autres thérapeutiques. Elle constitue un complément aux thérapies conventionnelles et surtout ne prétend pas remplacer la vaccination. Dans des pathologies lourdes comme le cancer, elle participe aux soins de support pour 30 % de patients qui en sont d’ailleurs satisfaits.
  • Dans certaines situations elle représente une vraie alternative : femmes enceintes (75% des sages femmes prescrivent de l’homéopathie), sportifs de haut niveau, nourrissons, patients intolérants etc.
  • Certains pays comme la Suisse ont récemment pris position en faveur de la médecine complémentaire et du remboursement de l’homéopathie.

En outre, faire le choix d’un déremboursement brutal de ces médicaments risque non seulement de pénaliser les patients les plus modestes mais aussi d’entraîner un déport de la consommation vers des médicaments plus lourds présentant des risques iatrogéniques plus élevé, engendrant mécaniquement de nouvelles dépenses pour l’Assurance maladie. Le recours des patients à des « thérapeutes non médecins » constituerait un vrai danger et une perte de chance.

Le SML et SNMHF regrettent que la HAS dans sa Commission de la Transparence n’ait pas intégrée des experts ayant une vraie connaissance de l’homéopathie et redoutent un « jugement » à charge.

Avant toute décision, le SML et le SNMHF demandent à la ministre de prendre en considération leurs propositions qui sont partagées par l’ensemble des acteurs du soin, des scientifiques, des usagers et des élus dans le cadre du Livre blanc de l’homéopathie :

  • Maintenir l'homéopathie comme discipline médicale intégrée dans le parcours de soins tel que préconisé par la conférence des doyens
  • Renforcer l’information, la formation et la sensibilisation des professionnels de santé aux spécificités de l’homéopathie dans un cadre institutionnel
  • Consolider la recherche en homéopathie en levant les freins existants et en procédant à une évaluation régulière comme pour toute thérapeutique
  • Prévenir et encadrer les risques de dérives et de mésusage des traitements
  • Maintenir le remboursement à 30 % des médicaments homéopathiques par l’assurance maladie en tenant compte des spécificités de la thérapeutique et de ses atouts.

Le SML et le SNMHF sont prêts à prendre leurs responsabilités pour accompagner la mise en application de ces préconisations en lien avec la HAS, le ministère et l’Assurance maladie, et souhaitent pouvoir échanger rapidement à ce sujet avec la ministre de la santé sur ce dossier.

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Paris, le 20/06/2019
CPTS et assistants médicaux : le SML maintient ses critiques

Paris, le 20 juin 2019 - Le SML sera présent ce jeudi 20 juin à l’Assurance maladie afin de signer l’accord-cadre interprofessionnel concernant le déploiement des CPTS et le financement des assistants médicaux, mais il n’oublie pas pour autant le mandat de critique de ces deux textes que son assemblée générale lui a donné.

L’ACI, comme avenant n° 7, se caractérise par la mise en marche d’une machine à produire de la technocratie. On peut comprendre que les administratifs de l’assurance maladie s’en félicitent mais pas les syndicats. En tout cas, pas le SML.

Le SML, contrairement à d’autres, ne sera pas un signataire béat. Il compte exploiter sa signature au profit des médecins et de la sauvegarde de l’exercice libéral afin de simplifier ces deux dispositifs et les débarrasser des contraintes et donc des menaces qu’ils contiennent pour en faire de véritables outils au service de la structuration des soins de proximité.

Le SML qui défend de longue date l’idée que chaque médecin libéral devrait être entouré d’un assistant afin d’être déchargé des tâches administratives et aidé dans la préparation et le suivi des consultations, a choisi de signer l’avenant n°7 pour amorcer la mise en œuvre de ce dispositif encore imparfait afin d’apporter un confort d’exercice à ceux qui le souhaitent. Et pour ce qui concerne les CPTS, le SML entend aider ses mandants à s’emparer de ces structures. Étant précisé, que la coordination et le regroupement doivent être organisés par les libéraux et pour les libéraux et pas par les ARS.

C’est dans cet esprit, pour permettre aux médecins de s’emparer de ces moyens nouveaux, d’accompagner ses mandants et de faire évoluer les textes pour les rendre plus intelligibles, que le SML signera. A cette occasion, il rappellera à l’assurance maladie que sans les médecins libéraux elle ne peut rien et qu’il est temps de rendre à la médecine libérale son attractivité sans pour autant l’étouffer dans un carcan de contraintes inutiles.
 

 

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Paris, le 16/06/2019
Assistants médicaux et CPTS : le SML signataire critique

Paris, le 16 juin 2019 - Le SML a réuni son assemblée générale ce dimanche 16 juin afin de délibérer sur l’avenant n° 7 relatif aux assistants médicaux et sur l’accord conventionnel interprofessionnel sur les CPTS.

L’analyse de ces deux textes a montré que, si les idées de départ étaient pertinentes - chercher à dégager du temps médical par l’embauche de collaborateurs et organiser la coordination de proximité - les dispositifs proposés à l’arrivée se révèlent si complexes et assortis de tellement de conditions qu’elles sont dévoyées.

L’assemblée générale du SML a, de façon unanime, vivement critiqué, entre autres, le caractère technocratique de ces deux mesures et l’excès de contraintes qui nuisent à leur lisibilité et ainsi à leur attractivité:

Pour ce qui concerne les assistants médicaux : le SML estime que la dégressivité du financement, l’instauration d’objectifs de productivité et la décision de subordonner le forfait structure à compter de 2022 à l’adhésion à système de coordination qui aura de grandes chances d’être une CPTS sont autant de contraintes dont le SML souhaite la suppression.

S’agissant des CPTS : le SML juge stupéfiante la complexité bureaucratique qu’implique la mise en œuvre de ces structures, au point qu’il est impossible pour des médecins, malgré toute leur bonne volonté et leurs 10 années d’études supérieures, de produire par eux-mêmes la somme invraisemblable de travaux exploratoires et documents exigés pour constituer le dossier, les rendant dépendants du bon vouloir des ARS.

Pour autant, au regard de la situation critique dans laquelle l’inconséquence de tous les gouvernements successifs depuis plus de 20 ans a placé le système de santé, dégradant l’accès aux soins et les conditions d’exercice, le SML a décidé de prendre ses responsabilités.

Concernant l’avenant n°7, le SML se bat de longue date pour que chaque médecin libéral puisse être entouré d’un assistant afin d’être déchargé des tâches administratives et d’être aidé dans la préparation et le suivi des consultations. C’est pourquoi, bien que le texte proposé soit imparfait, le SML continue de soutenir l’idée. L’assemblée générale du SML a voté à 94% pour permettre l’amorçage du dispositif qui devra être revu et simplifié.

Concernant les CPTS, l’assemblée générale a dit banco à ce dispositif à 74% à condition qu’il soit revu et simplifié , car ce texte à la sauce technocratique reste indigeste. En outre, le SML sera présent dans les instances locales pour surveiller la mise en œuvre des CPTS et défendre les médecins en cas de difficulté.

En outre, le syndicat ne comprendrait pas que le gouvernement ne revoie pas à la hausse ses engagements financiers pour rendre les assistants médicaux et les CPTS réellement attractifs. Ce n’est pas en rognant sur les incitations qu’il obtiendra l’effet systémique attendu sur la réorganisation des soins de proximité.

De même, le SML reste convaincu que le « mille-feuille administratif » qui découle de la réforme « ma santé 2022 » est une erreur majeure. Il appelle donc à un travail de simplification dès le lendemain de la signature des accords afin de redonner de la lisibilité à notre système de santé.

D’autre part, puisque l’Assurance maladie accepte de considérer toutes les formes de coordination, le SML proposera un modèle libéral et pragmatique permettant de répondre aux besoins d’accès aux soins et de coordination plus agile que la CPTS.

Il faut rappeler cependant que le blocage de la valeur des actes depuis des années est responsable de la désaffection des médecins pour l’exercice libéral. Au lieu d’en tirer les conséquences, le gouvernement et l’assurance maladie préfèrent mettre en place des usines à gaz subventionnées, ce qui n’est pas sans rappeler la politique agricole aux résultats calamiteux. La conviction du SML est qu’une augmentation de la valeur des actes est la meilleure solution.


Paris, le 12/06/2019
Être femme et médecin aujourd’hui

Paris, le 12 juin 2018 - Le groupe Femme Médecin et Toutes les Libérales (FMTL) organise le 21 juin à 20h00, ses 10èmes Assises, sous l’égide du Syndicat des Médecins Libéraux (SML). Cette soirée sera l’occasion de réfléchir sur l’articulation de l’exercice médical libéral avec les exigences des temps de vie de la femme.

Le vendredi 21 juin 2019, le groupe Femme Médecin et Toutes les Libérales (FMTL), organise dans le cadre de ses 10èmes Assises, une soirée débat, pour mettre en lumière le sujet de la « féminisation de la profession médicale et plus généralement des professions de santé ».

Avec les FMTL, le SML travaille de longue date à promouvoir les femmes médecins et à agir dans leur intérêt, ainsi ce combat vient de se traduire par l’extension du congé maternité pour toutes les femmes médecins.

En 10 ans, la féminisation de la profession médicale a progressé et désormais, les femmes sont devenues majoritaires. Elles représentent à présent 61 %de l’effectif.

Le SML et l’association FMTL, profiteront de cette soirée pour aborder de nombreux sujets comme la parentalité et la monoparentalité, ainsi que plusieurs points en rapport direct avec le contexte familial comme les enfants. Des thèmes relatifs à la formation professionnelle continue, la parité, ou encore le temps de travail, ainsi qu’à la responsabilité professionnelle et la rémunération seront également traités. De même, des sujets clés comme : l’augmentation de l’insécurité dans les milieux médicaux.

Cette soirée réunira des intervenants de haut niveau et engagés dans la profession médicale :

  • Pr Corinne VONS, chirurgienne, Présidente de l’Association Française de Chirurgie Ambulatoire
  • Dr Guilaine KIEFFER DESGRIPPES (SOS Médecins) Présidente de l’URPS Grand Est
  • Dr Fatia CHERFIOUI (Jeunes Médecins) Pédiatre, Attachée aux urgences pédiatriques de l’hôpital Robert DEBRE (Paris)
  • Dr Latifa MIQYASS, généraliste, membre de la Task Force du SML
  • Dr Joëlle PECQUEUR, généraliste, Vice-Présidente AGMF Prévoyance
  • Dr Philippe VERMESCH, Président du SML

Évènement :

Assises des FMTL - SML

Le vendredi 21 juin 2019 à partir de 19h45

A Châteauform’ City, Les Jardins de Saint Dominique,

49-51 rue Saint-Dominique 75007 Paris.

Débat suivi d’un buffet dînatoire

Inscription gratuite et contact :

Syndicat des Médecin Libéraux (SML)

Immeuble Point Sud

40 rue Gabriel Crié 92240 Malakoff

 

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Paris, le 11/06/2019
CCSS : le SML refuse la ponction des soins de ville pour compenser ses dépenses non financées

Commission des comptes de la Sécurité sociale : le SML refuse que le gouvernement ponctionne les soins de ville pour compenser ses dépenses non financées

Paris, le 11 juin 2019 - Le Syndicat des médecins libéraux a fait le choix de ne pas participer à la réunion de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale ce mardi 11 juin 2019. Contrairement à d’autres, il refuse d’assister le petit doigt sur la couture du pantalon à la répétition du scénario bien rodé entre le ministre des comptes publics et la ministre de la santé, qui annonceront que les mesures d’urgence en faveur des « gilets jaunes » plombent les comptes publics et que le déficit de la Sécurité sociale se creuse de nouveau, justifiant un nouveau plan d’austérité qui ne dira pas son nom.

Et les déclarations que pourraient faire les syndicats médicaux, auxquels les pouvoirs publics, pressés d’en finir, ne prêtent qu’une écoute condescendante, ne servent à rien.

C’est pourquoi, le SML, qui réfléchit toujours à la décision qu’il prendra en fin de semaine lors de la réunion extraordinaire de son assemblée générale, concernant son éventuelle signature de l’avenant n° 7 à la convention médicale sur les assistants médicaux et de l’accord conventionnel interprofessionnel relatif au financement des CPTS, prévient que les médecins libéraux n’accepteront pas de s’engager dans ces dispositifs si dans le même temps les soins de ville servent à nouveau de variable d’ajustement budgétaire.

Le SML considère qu’il appartient à l’État de trouver les moyens de compenser les pertes de recettes infligées à la Sécurité sociale dans le cadre des mesures décidées à la suite au mouvement de contestation des gilets jaunes, sans recourir à de nouvelles économies sur les soins.

Concernant les comptes de la branche maladie, le SML salue la sur-exécution des dépenses de soins de ville en 2018 par rapport aux objectifs initiaux, et son pendant, la décrue des dépenses des établissements comme la traduction concrète du virage ambulatoire. Le SML regrette que le Gouvernement qui prône pourtant cette politique n’ait pas su prendre les initiatives utiles pour aller plus loin. Au contraire, et le SML le regrette vivement, le Gouvernement a fait le choix de mettre en réserve une partie du budget des soins de ville pour 2019, afin d’anticiper un éventuel dépassement. Concrètement, le Gouvernement qui prétend vouloir favoriser les soins de proximité pour désengorger les urgences hospitalières, fait semblant d’appuyer sur la pédale d’accélérateur en finançant les CPTS et les assistants médicaux, car il appuie, « en même temps », sur la pédale de freins pour éviter de transférer les financements des soins qui passent de l’hôpital vers la ville.

Enfin, au moment où l’on renoue avec les déficits, le SML nourrit les plus grandes inquiétudes concernant la réforme annoncée du mode de rémunération des médecins libéraux. Le syndicat redoute que celle-ci, inscrite pour partie dans le PLFSS 2020, ne conduise à travers d’illisibles forfaits à une baisse des rémunérations. Ce qui serait totalement inacceptable.

Tant que ce double langage aura court à Bercy comme avenue de Ségur, il est certain que rien de concret ne se fera. C’est ce système hypocrite que le SML a voulu dénoncer en ne participant pas à cette commission.

 


Paris, le 22/05/2019
Le SML suggère à la FHF de balayer devant sa porte

Paris, le 22 mai 2019 - Inaugurant son salon hospitalier, le président de la Fédération hospitalière de France a cru bon, une fois de plus de se mêler de sujets qui ne le regardent pas. L’organisation des soins de ville libéraux, est avant toute chose l’affaire des libéraux et non celle des hospitaliers, tient à lui rappeler le SML, qui contrairement à d’autres n’a pas la mémoire courte.

En effet, les blocages historiques à la communication entre l’hôpital et les soins de ville ne sont pas le fait des professionnels libéraux. Pour preuve, il a fallu passer par la loi pour rendre obligatoire la lettre de liaison entre l’hôpital et le médecin traitant lors de la sortie d’hospitalisation. De même, les étudiants en médecine qui souhaitent effectuer un stage dans un cabinet de ville rencontrent les pires difficultés à vaincre les réticences de leurs enseignants qui n’ont foi qu’en l’hôpital pour assurer leur formation pratique.

Pour le SML, la FHF, qui porte indiscutablement des responsabilités dans la crise des vocations libérales par son manque d’ouverture à la médecine de ville, devrait faire preuve d’un peu plus de retenue. Au lieu de réclamer des obligations pour les professionnels de santé des soins de ville et de se préoccuper de leurs modes d’exercices, elle ferait mieux de se concentrer sur ses difficultés qui sont nombreuses, en commençant par se débarrasser de ses œillères technocratiques qui nuisent au développement de la compétitivité hospitalière.

Le monde libéral respecte le monde hospitalier, et notre système de santé ne saurait fonctionner sans ces deux piliers, libéral et public. Reste que le monde libéral est celui de l’entreprise privée, où les professionnels investissent à titre individuel et qu’on ne saurait leur imposer le même modèle que celui qui s’applique au secteur public.

Ainsi, le SML, et assurément il n’est pas le seul, estime qu’il n’appartient pas aux hospitaliers de décider si les CPTS doivent être obligatoires ou non. Le président de la FHF aurait bien besoin d’adoucir son discours s’il entend faire progresser la coopération hôpital-ville.

A propos du SML

Fondé en 1981, le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) est un syndicat polycatégoriel représentatif de tous les médecins quel que soit leur secteur d’activité. Il assure la représentation et la défense de tous les types d’exercices libéraux, de toutes les spécialités et de toutes les formes d’expertises. Le SML axe son action sur la défense des piliers de l’exercice libéral du médecin que sont l’indépendance, la liberté d’installation, la liberté de prescription et le paiement direct à l’acte dans le cadre d’une valorisation juste des honoraires médicaux. Il promeut une approche pragmatique, adaptée aux réalités du terrain pour répondre aux évolutions des besoins de soins. Il est pionnier dans la promotion de la prévention, de la télémédecine et de la E-santé. Force de propositions, il participe activement au dialogue avec les Pouvoirs publics et l’Assurance-maladie. Le SML est représenté dans toutes les régions et possède des élus dans chacun des trois collèges composant les URPS de médecins libéraux.
Le SML est présidé depuis décembre 2016 par le Dr. Philippe Vermesch.

En savoir plus : www.lesml.org
Retrouvez le SML sur Twitter @LE_SML


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