L'actualité des régions
Franche-Comté
Dépassements modérés
Selon une étude réalisée par l'URPS Franche-Comté, dont la présidente est Christine Bertin Belot du SML, la moyenne des dépassements observés en secteur 2 en France représente 34,75% soit 8 euros de dépassement moyen sur un acte à 23 euros.
En Franche Comté, la moyenne des dépassements se situe à 26,61%.Les dépassements les plus importants ne dépassent pas 67% et sont le fait de trois spécialités chirurgicales : chirurgie plastique et reconstructrice, chirurgie maxillo-faciale et stomatologie.
Champagne-Ardennes
Le mur du çon
Jean François Winger, responsable SML de la région a participé à l'université territoriale de la santé dans son volet Haute Marne. Il cite le Directeur des hôpitaux de Chaumont Langres et Bourbonne les Bains. « La démographie médicale est si faible qu'en tant que Directeur d'établissements je passe 2/3 de mon temps a recruter des médecins (jusque-là rien d'anormal) Je suis obligé de recruter des médecins à diplômes étrangers, diplômes dont les qualités professionnelles laissent à désirer. »
L'hôpital de Chaumont souffre d'un fort déséquilibre financier et se plaint d'une fuite de sa patientèle potentielle vers d'autres établissements.
En écoutant ce qui a été dit comment ne pas le comprendre !
En sus l'hôpital reproche aux libéraux de ne pas jouer un jeu qui permettrait aux structures hospitalières d'être pérennes et de continuer à offrir à la population les soins dont elle a besoin ;
Comment ne pas comprendre les libéraux si de l'aveu même du Directeur des établissements les praticiens hospitaliers ne sont pas au niveau des attentes ?
Comment organiser dans ce contexte la coopération médecine de ville médecine hospitalière ?
Ile-de-France
Accès facile aux spécialistes
57% des médecins spécialistes proposent des rendez-vous dans un délai compris entre 24h et une semaine, selon une enquête menée par l'URPS Ile de France. Les délais les plus courts sont observés dans le Val-de-Marne et à Paris ; les plus longs en Seine-et-Marne. Les ophtalmologistes, gynécologues et dermatologues ont des délais de rendez-vous plus longs en raison de leur démographie plus faible. Malgré cela, 94 % des médecins spécialistes, quels que soient leurs délais de rendez-vous, ont des créneaux de rendez-vous dédiés aux urgences, réservés prioritairement sur demande du médecin traitant.
Un tiers des patients des spécialistes répondant prennent directement rendez-vous sans passer par leur médecin traitant ou par un autre professionnel de santé.
Cet accès direct se rencontre surtout en dermatologie et en ORL et, à un degré moindre, en psychiatrie et en rhumatologie. Ces spécialités sont considérées de fait par les patients comme de « premier recours ».
Ces résultats démontrent que la richesse de la prise en charge francilienne repose aussi sur la présence de médecins spécialistes de proximité. Cette offre reste cependant fragile en raison notamment du vieillissement des médecins libéraux et de leur non renouvellement dans certaines spécialités.
Le SML dans la presse
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L'actualité nationale
Secteur 2 et dépassements, la feuille de route du SML
Le
SML, seul syndicat à défendre le secteur 2 a rappelé cette semaine les
fondamentaux qu'il défendra le 25 juillet lors des négociations sur les
dépassements.
Le SML rappelle qu'il est prêt à reprendre
les négociations, dans un cadre conventionnel, sur l'organisation
tarifaire des soins effectués par les médecins libéraux, et en
particulier sur son corollaire actuel : les dépassements d'honoraires.
Au préalable, il tient à rappeler son attachement :
•
Au respect absolu du secteur 2 actuel, Ce secteur 2 permet pour les
spécialistes de compenser le gel des honoraires, le manque de subvention
pour la formation continue et de prendre en compte l'augmentation du
coût de la pratique le facteur temps consacré à chaque patient. Faut-il
également rappeler que le secteur 2 ne pèse pas sur l'assurance maladie.
• A l'ouverture d'un espace tarifaire à dépassements d'honoraires maitrisés,
• A l'ouverture de cet espace à toutes les spécialités,
• Au caractère réversible de cette option, de manière pérenne
• A la révision indispensable et rapide des tarifs opposables actuels.
C'est dans ce cadre de travail que le SML s'engagera dans la négociation à venir.
Par
ailleurs, le SML rappelle son attachement à la médecine libérale
pluridisciplinaire et son refus de voir s'installer une médecine
libérale réduite aux seuls généralistes de proximité, chefs de
territoires de santé, profil bien réducteur.
De plus, Si le
secteur 2 pose problème par excès, les outils existent. Que l'Ordre et
l'Assurance maladie fassent leur travail en ce domaine. Et si des
dépassements ont été montrés du doigt ses derniers temps, ils
concernaient des médecins du secteur publics, sur lesquels pèsent moins
de contraintes en terme de charges, largement subventionnées par
l'hôpital.
Rappelons également que la moyenne des dépassements
observés en secteurs 2 toutes spécialités confondues et pour toute
l'activité libérale en ville et à l'hôpital représente 34,75% soit 8
euros sur un acte à 23 euros. C'est ce que vient de rappeler une étude
menée par l'URPS de Franche-Comté, présidé par Christine Bertin-Belot du
SML.
Secteur IV, efficience, les propositions des PTL
En vu des négociations sur les dépassements d'honoraires, le SML a
présenté au ministère plusieurs pistes de réflexion dont le secteur IV.
Ces propositions, innovantes comme toujours, ont largement été reprises
dans la presse (voir la revue de presse).
Le secteur IV est
un secteur à dépassements d'honoraires volontairement encadrés. Ce
nouveau secteur a été conçu d'abord pour les spécialités des plateaux
techniques lourds mais il a vocation à s'étendre à tous. Le praticien
choisissant ce secteur s'engagerait à pratiquer 30% d'actes aux tarifs
opposables, bénéficiant ainsi d'une prise en charge à concurrence de ses
cotisations sociales par l'assurance maladie, et pourrait pratiquer sur
la part d'actes restants un dépassement allant jusqu'à 70% du tarif
opposable (au lieu de 50% prévus dans le protocole de 2009).
Il
pourrait toutefois continuer à pratiquer des dépassements supérieurs à
ce plafond pour "exigence particulière", "libre choix" du patient ou
"reconnaissance chirurgicale particulière".
Les dépassements plafonnés seraient solvalibilisés pour les patients possédant un contrat responsable de complémentaires.
Il
est d'ailleurs à souligner que si les complémentaires prenaient à
charge la totalité des 2,5 milliards d'euros de dépassements
d'honoraires facturés chaque année, alors qu'elles en remboursent un
tiers pour l'instant, cela représenterait une hausse de 5,4% des leurs
dépenses totales.
En contrepartie, le SML est prêt à écouter les
complémentaires sur leur place dans le parcours de soins. Et cela, même
si ces dernières envoient des signaux forts plutôt négatifs puisqu'elles
ont refusé de signer l'accord cadre inter professionnel.
Rémunération a l'efficience
Le
SML propose également la mise en oeuvre d'une "rémunération à
l'efficience" spécifique aux spécialités des plateaux techniques.
Elle
rémunérerait l'implication des libéraux dans le développement de la
chirurgie ambulatoire. En effet, c'est uniquement grâce à une évolution
des pratiques des chirurgiens et des anesthésistes qui entraîne un
effort en terme de travail et de charge (technique chirurgicale,
organisation, continuité des soins) que le développement de la chirurgie
ambulatoire sera possible. Or jusqu'à présent seuls les établissements
de soins ont bénéficié d'incitations financières pour le développement
de l'ambulatoire
Une prime serait versée aux spécialistes,
progressive en fonction de l'atteinte de l'objectif fixé (80% à
l'horizon 2016) par la direction générale de l'offre de soins (DGOS) en
matière de chirurgie ambulatoire sur 18 actes. Cette liste pourrait
s'enrichir d'autres actes déterminés par les sociétés savantes.
Une
autre prime pourrait être attribuée pour la prise en charge des
patients à forte comorbidité, ainsi que pour la pratique d'actes
effectués à perte par les praticiens.
Un discours de ministre qui inquiète
Le discours de Marisol Touraine, prononcé à Nice la semaine dernière,
ne rassure pas le SML. Ce discours et plusieurs autres déclarations
dans la presse (la dernière en date sur France Info, étant la
possibilité d'imposer des contraintes sur l'installation des médecins
spécialistes pratiquant des dépassements d'honoraires) laissent
présager la préparation de gros orages sur la médecine libérale.
Il
semble bien qu'il existe un projet « Ministère-MG France » dont le but
est de transformer le médecin libéral, médecin généraliste de
préférence, en chef de territoire de santé, véritable petit chef de
gare. Ce projet « MG-centré » inquiète le SML.
Il rappelle le
système anglo saxon avec sa médecine à deux vitesses, qui n'a pas
prouvé son efficience. Nous restons très vigilants sur le sujet. |