Communiqués de presse du SML

Soins non programmés : le SML réclame un engagement financier à la hauteur des enjeux

Malakoff, le 13 novembre 2020 │Lors de la séance de négociations conventionnelles du 12 novembre avec les syndicats représentatifs de médecins libéraux, l’Assurance maladie a abordé le sujet de l’organisation des soins non programmés.

Le SML constate que son insistance et sa détermination dans ce dossier commencent à porter leurs fruits. En effet, le schéma de prise en charge des soins non programmés, présenté ce jeudi 12 novembre par la Cnam, est allégé et intègre bien un accès à partir du numéro d’appel unique des soins ambulatoires libéraux, le 116 117. Ainsi, le 116 117 devrait faire partie des voies d’accès retenues pour le futur service d’accès aux soins (SAS). De plus, l’articulation entre le SAS et la permanence des soins (PDSA) est enfin posée.

C’est une première étape nécessaire, mais loin d’être encore suffisante, car l’Assurance maladie s’empare de ce sujet par le mauvais bout : elle tente de plafonner et limiter la rémunération des médecins libéraux.

Le SML refuse que la rémunération de la régulation libérale puisse être basée sur le tarif horaire le plus bas de l’heure, à 85 euros de l’heure, alors que dans certains départements elle se monte jusqu’à 200 euros.

Le SML estime que cette perspective ne fera que décourager les médecins libéraux et nuira à leur mobilisation et déstructurera l’offre actuelle.

De la même façon, la proposition d’instaurer un forfait trimestriel progressif, plafonné en fonction du nombre d’actes réalisés dans le cadre des soins non programmés, avec un maximum de 660 euros par trimestre dans la limite de 75 actes pour la moyenne supérieure, n’est pas non plus à la hauteur des enjeux des attentes des médecins généralistes : cela représente 6 à 8 euros par acte pour accueillir et prendre en charge les patients les plus complexes et ceux en situation de décompensation.

Le SML juge l’Assurance maladie trop timorée sur ce sujet, alors que la mobilisation de la profession à travers des incitations attractives conduirait à des économies très substantielles en faisant chuter le nombre des 4 millions de passages évitables aux Urgences. Le SML rappelle que chacun de ces passages évitables représente un débours de 200 euros pour la collectivité. Le syndicat plaide pour que ces budgets soient reportés sur la médecine de ville.

Aussi, le SML réclame l’application d’une majoration de 15 euros sur chaque consultation non programmée régulée, à travers la MRT pour les généralistes et la MCU pour les spécialistes, applicable sans discrimination de secteur, à la fois pour les secteurs 1, Optam et Optam-Co, et les secteurs 2, sans limitation de plafonnement. Et, pour les praticiens en secteur 2, les tarifs habituels doivent pouvoir s’appliquer dans le respect du tact et de la mesure.

Le SML demande donc à l’Assurance maladie de revoir sa copie pour proposer un cadre réellement incitatif à la mobilisation des médecins libéraux sur les soins non programmés.
 
 
Contact presse : Sylvie FONTLUPT
Tél : 06 72 82 42 18

Malakoff, le 5 novembre 2020 │ Le SML a participé, ce mercredi 4 novembre, à la troisième séance de négociation conventionnelle interprofessionnelles de l’ACI-CPTS découlant du Ségur de la Santé.

L’Assurance maladie souhaite élargir les missions des CPTS à l’organisation de la réponse aux crises sanitaires exceptionnelles. Elle a par ailleurs mis sur la table des financements supplémentaires pour inciter les professionnels de santé libéraux à développer les CPTS.

Le SML, regrette que sur ces deux sujets, l’Assurance maladie reste dans l’erreur. En effet, elle continue à financer des réunions multiples auxquelles les soignants libéraux n’ont pas l’intention de sacrifier leur précieux temps médical. Il serait temps que l’Assurance maladie et le gouvernement comprennent que les patients attendent qu’on améliore leurs prises en charges, pas qu’on transforme les soins de proximité, à travers les CPTS, en centres de palabres continues… ce qui, à l’heure des échanges numériques, est ubuesque.

L’effort de simplification attendu des acteurs libéraux n’est pas au rendez-vous. Et c’est tellement vrai, que pour développer les équipes de soins de proximité dont la caractéristique doit être la souplesse et l’agilité à travers une coordination autour du patient, l’Assurance maladie n’envisage pas d’autre solution que de vouloir y transposer les mêmes procédures administratives et de contractualisation que celles qui ont plombé le déploiement des CPTS.

Si l’on transforme les équipes de soins en « mini-CPTS » avec toute la bureaucratie qui s’y rattache, le SML prédit que le résultat sera le même : ça ne marchera pas !

La SML demande à l’Assurance Maladie d’ouvrir sa vision de la coordination simple appelée par la grande majorité des professionnels de santé. Le SML a fait des propositions pragmatiques, d’application immédiate qui sont consensuelles avec les autres professions de santé libérales, notamment les infirmiers et les pharmaciens, autour de l’équipe de soins ouverte « l’équipe de soins traitante ». Formée autour du patient, dans le respect de sa liberté de choix du patient, elle repose sur une coordination renforcée à l’aide d’outils numériques d’échanges rapides et sécurisés (type boucle WhatsAPP) et un paiement adapté.
 

Le SML s’inquiète de la tournure de la négociation interprofessionnelle, qui passe à côté des attentes des professionnels de santé libéraux dont l’Assurance maladie ne prend même pas la peine d’écouter et de discuter les propositions. Si l’on poursuit dans cette direction, cette négociation, comme la précédente aura été vaine. La situation sanitaire de notre pays, qui est appelée à durer, nécessite des réponses et engagements à la hauteur des enjeux. Aussi le SML demande à la CNAM, à côté des mesures en direction des CPTS, d’élargir la discussion aux propositions des syndicats représentatifs pour aboutir à une véritable co-construction qui produira des effets rapides sur le terrain.

 
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Malakoff, le 5 novembre 2020 - Les remontées des adhérents du SML démontrent que les Agences régionales de santé engagent des déprogrammations massives dans l’hospitalisation privée, sans pour autant que des secteurs Covid y soient ouverts. De plus, les ARS engagent les établissements privés à rediriger leur personnel soignant salarié vers les hôpitaux publics, laissant les médecins libéraux qui y exercent, principalement des spécialistes, sans activité et sans revenu.

Le SML avait demandé au gouvernement de maintenir l’activité chirurgicale et les explorations diagnostiques dans les établissements privés. Ne pas le faire est une erreur qui pénalise d’abord les patients, pour lesquels déprogrammation rime avec perte de chance. Une étude publiée ce jeudi dans The British Medical Journal (BMJ) apporte la démonstration qu’un retard de traitement d’un mois conduit à une surmortalité des patients cancéreux.

Les établissements privés pourraient, pendant cette crise, se concentrer sur la continuité des soins et des explorations au bénéfice des patients non-Covid.

Et du point de vue des médecins mis à l’arrêt, de nombreux spécialistes libéraux n’ont toujours pas reçu les indemnisations promises lors de la première vague contrairement aux établissements privés qui ont reçu des compensations substantielles.

Si le gouvernement ne raisonne pas les déprogrammations, le SML redoute, en plus de l’accroissement de la surmortalité des patients chroniques et en ALD, une casse économique et sociale inédite chez les spécialistes de ces établissements et leurs correspondants en ville.

Dans la mesure où cette crise sanitaire est appelée à s’installer dans la durée, le SML appelle le gouvernement à prendre des mesures d’urgence en faveur du maintien de l’activité des praticiens libéraux appuyés par des ressources humaines des établissements privés et leurs correspondants en ville.

Encore une fois, ces praticiens sont plus utiles à aux patients en assurant la continuité des prises en charge dans leurs établissements plutôt que d’aller « pointer » à l’aide sociale de la Cnam qui reste très insuffisante.

 
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Malakoff, le 29 octobre 2020 │ Dans le cadre du PLFSS 2021, un amendement (1333) a été adopté par l’Assemblée nationale après l’article 33 qui ouvre la porte à la généralisation du tiers payant tout en excluant les professionnels de santé du pilotage du dispositif.

Le SML réaffirme son opposition totale et sans ambiguïté à la généralisation du tiers payant obligatoire. Il rappelle que le gouvernement et sa majorité avaient décidé dès 2017 de revenir sur les obligations nées de la loi Touraine en transformant le tiers payant général « obligatoire » en tiers payant « généralisable ».

C’est d’ailleurs dans ce contexte que plusieurs syndicats représentatifs de professionnels de santé libéraux, dont le SML, avaient travaillé à la mise en œuvre d’un dispositif d’avance de frais pour les patients piloté par les professionnels qui sécurise leur rémunération et leur indépendance. Mais les complémentaires n’ont pas joué le jeu et ont tout fait pour bloquer le développement de cet outil.

Or, le PLFSS va permettre aux complémentaires d’agir en dehors des professionnels et d’imposer leur système de tiers payant complémentaire à travers l’Inter-AMC.

Pour le SML, un tel scénario est totalement inacceptable. Les médecins libéraux doivent rester libéraux, et pleinement maîtres .

 

Le syndicat estime que l’indépendance des médecins libéraux, qui passe par le respect des modalités de paiement, ne doit pas être sacrifiée par le Gouvernement en contrepartie de la contribution de 1,5 Md€ qu’il réclame aux complémentaires pour contribuer au financement de la crise sanitaire.

 

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Malakoff, le 29 octobre 2020 │ Le président de la République a appelé, mercredi soir, à la mobilisation des acteurs de soins de ville au moment où la crise sanitaire s’aggrave.

Les médecins libéraux répondront présents à cet appel, mais encore faut-il que le Gouvernement les aide à le faire en ne rééditant pas les erreurs de la première vague, marquée par un excès d’hospitalo-centrisme.

Les médecins libéraux sont mobilisés pour prendre en charge les patients Covid en amont et en aval de l’hôpital, mais aussi participer à la stratégie « dépister-tracer-isoler ». Cependant, il faut aussi assurer la continuité des soins et des prises en charge des autres patients, au premier rang desquels les plus fragiles et chroniques. Alors que les retards pris au printemps n’ont toujours pas été résorbés, il s’agit également d’éviter par tous les moyens les reports de diagnostics et d’interventions chirurgicales qui conduisent à des pertes de chance pour les patients.

C’est pourquoi le SML, qui a réuni sa cellule de crise hier soir après l’intervention du chef de l’Etat, demande au Gouvernement d’aider les médecins libéraux en facilitant leur action. Pour cela le SML réclame de :

  • Libérer le dépistage et l’utilisation des tests antigéniques : le champ d’application actuel de ces tests est trop restreint et doit être élargi. Il faut donner la possibilité et les moyens aux médecins libéraux de tester dans les indications qu’ils jugent nécessaires : en chirurgie en préopératoire, en médecine générale pour s’assurer qu’un patient récalcitrant sera bien testé et pris en charge, pour les médecins spécialistes, et tout particulièrement ceux qui réalisent des gestes techniques sur les patients. Le SML souhaite développer le dépistage en partenariat avec les infirmières libérales, et lorsqu’ils seront en mesure de le faire, avec les pharmaciens d’officine et les masseurs-kinésithérapeutes libéraux.
  • Anticiper le besoin de ressources humaines en médecine de ville : pour assurer la prise en charge des patients Covid, le suivi des patients et le dépistage, les médecins libéraux, généralistes et spécialistes, ont besoin de mobiliser à leurs côtés toutes les ressources humaines disponibles que représentent les assistants médicaux, les stagiaires en médecine générale, les étudiants en médecine, mais aussi les remplaçants. C’est pourquoi le SML demande au Gouvernement de laisser ces ressources à la ville et de ne pas les réquisitionner vers les hôpitaux, comme ce fut le cas la dernière fois.
  • Maintenir l’activité chirurgicale dans les établissements privés : les ARS ont commencé à ordonner des déprogrammations massives dans ces établissements. Le SML estime qu’il s’agit d’une erreur et qu’il faut, au contraire, tout faire pour maintenir l’activité chirurgicale et éviter des pertes de chance aux patients. Surtout, les praticiens libéraux des blocs opératoires estiment qu’ils sont plus utiles à la collectivité à travailler et prendre en charge les patients dans leurs établissements plutôt que d’aller « pointer » à l’aide sociale de la Cnam qui reste trés insuffisante, ou de jouer les supplétifs ailleurs.
  • Organiser la communication : il s’agit d’éviter que les patients désertent les cabinets médicaux et renoncent à se soigner. Le SML demande au Gouvernement de multiplier les messages en direction des patients pour les inciter à poursuivre leurs prises en charge, en particulier ceux en ALD et les chroniques, à continuer à se faire diagnostiquer et, lorsque c’est possible, à maintenir leurs interventions chirurgicales. Les médecins libéraux, généralistes et spécialistes s’organisent pour les accueillir et leur proposer des téléconsultations, des audio-consultations. Ils pourront aussi, dans le cadre d’une coordination des soins simplifiée avec les autres professionnels de santé leur éviter des hospitalisations. Ils pourront aussi leur prescrire des télésoins infirmiers et kinésithérapeutiques. Les renoncements aux soins conduisent à des pertes de chance qui sont évitables si la communication est bien dosée et préparée. Le SML suggère que l’Assurance maladie puisse écrire dans ce sens en direction des 16 millions de patients fragiles.

Au total, les médecins libéraux se mobiliseront, mais il faut les aider à le faire et le Gouvernement devra dire par quels moyens il compte reconnaître et valoriser cet engagement, comme il l’a fait pour les hôpitaux. Pour le SML, cela doit passer par des revalorisations d’honoraires massives et l’ouverture de négociations conventionnelles sur ce sujet sans attendre 2023.

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Malakoff, le 8 octobre 2020 │ Un nouveau round de la négociation conventionnelle interprofessionnelle dans le cadre de l’ACI, qui se tenait ce mercredi 7 octobre a enfin permis d’aborder le sujet crucial des équipes de soins primaires (ESP) et des équipes de soins spécialisées (ESS). Le SML attendait avec impatience cette discussion. Les équipes de soins, bien plus opérationnelles et agiles que ne sont les structures plombées par leur lourdeur administrative comme les CPTS , constituent la réponse pertinente à mettre en œuvre pour répondre aux problématiques de coordination et d’accès aux soins à l’échelle de nos cabinets. 

Le SML déplore que la CNAM n’ait jusqu’à présent pas compris ce que doivent être ces équipes. Concrètement, la Caisse propose toujours d’imposer aux professionnels de santé libéraux voulant former une équipe de soins, de rédiger des protocoles puis d’adhérer à une association gestionnaire de leur rémunération forfaitaire.

Pour le SML, ce scénario doit être oublié. 

Contrairement à des équipes fermées où le patient perd le libre choix de ses professionnels, le syndicat propose un projet simple : l’équipe de soins ouverte.

Celle-ci est désignée par le patient et rassemble ses soignants habituels autour du médecin, généraliste ou spécialiste, garant de la synthèse médicale. La traçabilité de la coordination repose sur un outil numérique partagé, la rémunération restant mono-professionnelle et à l’acte.

Avec l’équipe de soins traitante ainsi désignée, le patient et ses besoins sont au cœur de la démarche. Aucune gestion supplémentaire, ni d’association Théodule dévoreuses de temps médical n’est alors nécessaire.

Le SML demande à l’Assurance maladie d’écouter la voix du terrain. Seul un dispositif pragmatique, simple et lisible permettra de moderniser de manière rapide la coordination des soins sur le terrain.

 
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Malakoff, le 29 septembre 2020 │Le SML regrette très vivement la façon dont les partenaires conventionnels sont traités à l’occasion de la réunion dématérialisée de la commission des comptes de la Sécurité sociale qui ouvre la séquence budgétaire du PLFSS. Tout d’abord, le système de connexion ayant atteint sa capacité maximale, certains syndicats dont le SML n’ont pu se connecter et ainsi participer aux travaux de la commission, ils ont été renvoyés à une liaison téléphonique plus que médiocre. Cela ne fait que s’ajouter au fait que seule la synthèse des travaux de la commission des comptes de la Sécurité sociale avait été communiquée hier à une heure tardive aux syndicats et que le rapport intégral, lui n’a été adressé que quelques minutes avant la réunion ce matin. 

De plus, si le gouvernement présentera aujourd’hui à la presse le contenu du PLFSS 2021, là encore, rien n’a été communiqué aux syndicats médicaux représentatifs. C’est d’autant plus regrettable et navrant que ces mêmes syndicats sont attendus mercredi à l’Assemblée nationale pour donner leur avis à la commission des Affaires sociales sur le PLFSS 2021, qui ne leur a pas été communiqué ! 

Pour le SML, cette attitude est proprement scandaleuse !

Le SML juge indigne et peu sérieuse cette méthode de la part d’un Gouvernement issu d’une Majorité dont la promesse était de faire la politique autrement. Par autrement, le SML ne s’était pas imaginé que ce serait « En pire ! »

Pour ce qui concerne l’analyse du document de synthèse, le SML tient à faire les remarques suivantes :

La crise sanitaire s’est traduite par une augmentation brutale des dépenses de santé conduisant à une hausse brutale de l’Ondam 2020 de +7,6 % en 2020, traduisant notamment l’impact des mesures exceptionnelles décidées par le Gouvernement à hauteur de 15 Md€, dont 5,5 Md€ sont affectés aux soins de ville.

Le SML conteste vigoureusement l’imputation sur les soins de ville des 2,2 Md€ d’indemnités journalières au titre des arrêts de travail. L’État s’est montré généreux avec les salariés en accordant des indemnités journalières aux personnes empêchées de travailler soit parce que, Covid positives ou cas contact, elles étaient contraintes de s’isoler, mais aussi aux parents d’enfants dont les écoles et garderies étaient fermées. Le dispositif était fondé sur le principe de l’auto-déclaration par les intéressés eux-mêmes et les employeurs directement sur le téléservice « déclare.ameli.fr » de l’Assurance maladie. C’est donc principalement l’Assurance maladie, et non les médecins de ville, qui a délivré ces arrêts maladie permettant l’indemnisation. Dans ce contexte, le SML souhaite modifier cette imputation sur un autre poste que celui de la ville, car il s’agit bel et bien d’une mesure d’accompagnement social, au même titre que le chômage partiel par exemple.

S’agissant des dépenses de santé, le SML observe qu’au sein des 4,5 Md€ de dépenses de ville non exécutés en raison des renoncements aux soins pendant la période de confinement, les médecins libéraux ont été très sévèrement touchés : les généralistes ont perdu 500 millions d’euros d’honoraires et les spécialistes 1 Md€, soit au total 1,5 Md€ pour cette seule profession ! La perte moyenne de revenu s’établit à 10 000 € pour chaque généraliste et à 20 000 euros par spécialiste. Des pertes sèches que le système d’aide mis en place par l’Assurance maladie, à hauteur de 1,4 Md€ pour l’ensemble des soignants libéraux, n’a pas pris en compte, puisqu’il se fonde uniquement sur les charges. Ainsi le SML constate que le même Gouvernement, qui s’est montré très généreux avec les salariés, a laissé de côté ses médecins libéraux.

Le SML réclame le rattrapage des honoraires perdus et souhaite que ce sujet soit porté à l’ordre du jour des négociations conventionnelles qui viennent de s’ouvrir. Des mesures spécifiques doivent être mises en œuvre pour les spécialistes qui ont été sinistrés et les généralistes.

Enfin, des primes Covid ont été accordées par l’État aux personnels hospitaliers et médico-sociaux, mais les salariés des cabinets, officines, laboratoires libéraux, et des cliniques privées, qui eux aussi ont été mobilisés et le sont encore, ont été oubliés. Nos salariés sont très déçus et amers face à cette injustice. Après les mouvements sociaux qui ont eu lieu dans les laboratoires, d’autres sont à craindre dans les personnels des cabinets médicaux. C’est pourquoi le SML souhaite qu’une enveloppe soit rapidement mobilisée pour permettre de valoriser et reconnaître l’implication de nos personnels.

Pour ce qui concerne le PLFSS 2021, le SML maintient sa revendication d’un plan de revalorisation des tarifs des actes médicaux, à commencer par celui de la consultation de base des généralistes et des spécialistes, qui est une des plus basse d’Europe, ce qui plombe l’attractivité de la médecine de ville en ces temps de désertification médicale. 


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Malakoff, le 25 septembre 2020 │ Lors de la séance d’ouverture des négociations interprofessionnelles, le directeur général de la Cnam, a proposé d’augmenter de 50 % l’enveloppe dite « d’amorçage » pour les CPTS qui ont signé l’ACI depuis 2019. Le SML, estime qu’il s’agit d’une mesure en trompe l’œil.

En effet, selon les propres chiffres de la Cnam, seules 31 CPTS ont réussi à signer le précieux accord, ce qui ne devrait pas coûter trop cher aux caisses ! Et pendant ce temps, les 578 CPTS toujours en projet, elles, se débattent dans une paperasserie infinie se demandant si elles parviendront au bout de la course d’obstacles.

Plutôt que de simplifier les procédures, la Cnam propose des gadgets comme les « kits de promotion sur l’exercice coordonné » et des aides à la construction du diagnostic territorial, ce qui est en soi une manière de placer sous tutelle les professionnels de santé à l’initiative des projets.

Le SML s’étonne qu’il ne vienne pas à l’idée de la Cnam, ni du ministère de la Santé d’ailleurs, de simplifier les usines à gaz que sont les CPTS. Ce constat renforce le SML dans sa conviction qu’il faut commencer par développer les équipes de soins traitantes qui ont le mérite d’être accessibles à tous et faciles à mettre en œuvre.

Le SML dénonce l’obstination de la Cnam et réclame un financement pour soutenir rapidement l'action des équipes de soins, sans passer par la case bureaucratie.

Le SML rappelle que durant la première vague de l’épidémie de Covid-19, parmi les organisations qui se sont déployées pour prendre en charge les patients, la plupart n’étaient pas des CPTS, mais des équipes ouvertes pilotées par les médecins.


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Malakoff, le 15 septembre 2020 │ Tout en assurant qu’il veut « adresser un signal fort » à la médecine de ville, le ministre de la Santé qui s’exprime ce mardi 15 septembre dans les colonnes du Quotidien du Médecin, ferme la porte à la revalorisation de la consultation médicale. Effectivement, le signal est « fort » : la main tendue aux médecins libéraux serait… vide ! 

Pour le SML, cette position est intenable et peu sérieuse car le tarif de l’acte de base du médecin français reste très en dessous de la moyenne européenne. A titre d’exemple, en Allemagne, une consultation se paye 75 € et, au Portugal, le tarif de la consultation débute à 40 €.

La revalorisation de la consultation médicale de base est non seulement une question de justice et de reconnaissance envers les médecins libéraux, mais c’est aussi un signal fort adressé aux jeunes qui hésitent à s’installer.

Pour le SML, le C/CS ne peut pas rester au tarif de base de 23 €, ni le G (C+MMG) à 25 euros. Le SML revendique un tarif minimum de 46 euros pour la consultation médicale de base des généralistes et des spécialistes.

De plus, le SML prône le développement de consultations médicales à haut valeur ajoutée, là encore pour toutes les spécialités dont la médecine générale, en les intégrant dans une dimension de coordination. 

Par ailleurs, le SML juge très imprudent de flécher l’essentiel de l’enveloppe de la négociation vers les structures. Pour moderniser de la médecine ville et répondre aux spécificités des territoires, il convient de soutenir toutes les formes d’organisation favorisant la coordination et l’accès aux soins, comme les équipes ouvertes. Chercher des prétextes pour ne pas les financer avant même de commencer à discuter comme le fait le ministre de la Santé lorsqu’il amorce une liste de critères (durée, preuve du service rendu…) est très maladroit alors que l’Etat finance largua manu des CPTS qui n’existent encore que sur le papier.

Concernant la PDS ambulatoire et en établissement, ainsi que la prise en charge des soins non programmés, le SML rappelle que l’ensemble des syndicats représentatifs a posé comme préalable la généralisation du 116 117. Le Gouvernement doit s’engager sur ce sujet. Et il faudra redonner une attractivité financière aux activités relevant de la permanence des soins, car dans la France des 35 heures, l’engagement des médecins libéraux doit être reconnu.

Le SML constate que le ministre de la Santé rechigne à mobiliser des moyens pour la médecine de ville contrairement à ce qui vient d’être fait pour l’Hôpital. L’unique ouverture qu’il propose concerne la visite longue que le SML réclame de longue date.

Si le Gouvernement est déterminé à trouver un accord avec les médecins libéraux, il devra apporter du grain à moudre. S’il est capable de débloquer près de 8 milliards pour l’hôpital en quelques semaines, avec un peu de volonté politique, il devrait pouvoir faire mieux pour les soins de ville.

 

Contact presse : Sylvie FONTLUPT - Tél; 06 72 82 42 18
A propos du SML

Fondé en 1981, le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) est un syndicat polycatégoriel représentatif de tous les médecins quel que soit leur secteur d’activité. Il assure la représentation et la défense de tous les types d’exercices libéraux, de toutes les spécialités et de toutes les formes d’expertises. Le SML axe son action sur la défense des piliers de l’exercice libéral du médecin que sont l’indépendance, la liberté d’installation, la liberté de prescription et le paiement direct à l’acte dans le cadre d’une valorisation juste des honoraires médicaux. Il promeut une approche pragmatique, adaptée aux réalités du terrain pour répondre aux évolutions des besoins de soins. Il est pionnier dans la promotion de la prévention, de la télémédecine et de la E-santé. Force de propositions, il participe activement au dialogue avec les Pouvoirs publics et l’Assurance-maladie. Le SML est représenté dans toutes les régions et possède des élus dans chacun des trois collèges composant les URPS de médecins libéraux.

Le SML est présidé depuis décembre 2016 par le Dr. Philippe Vermesch.

En savoir plus : www.lesml.org

Retrouvez le SML sur Twitter @LE_SML


 


Malakoff, le 11 septembre 2020 | À l’issue du Conseil de défense, le Premier ministre a dressé un état des lieux de la situation épidémiologique qui se dégrade fortement avec une évolution très dynamique du taux de positivité des tests. Avec 42 départements classés en rouge, la reprise des hospitalisations et du nombre de patients âgés accueillis en réanimation, pour le SML, il ne fait pas de doute que la deuxième vague tant redoutée se rapproche.

Le SML salue la décision du Premier ministre de revoir la politique des dépistages. Si le volume de personnes dépistées est stratégique, encore faut-il que les patients symptomatiques, leurs cas contacts et les professionnels de santé puissent accéder prioritairement aux tests et que les laboratoires de biologie médicale soient en mesure de communiquer leurs résultats rapidement. La création de circuits distincts et la mise en œuvre de créneaux horaires dédiés pour ces publics sont une bonne chose.

Toutefois, le SML appelle à compléter ce dispositif. Tous les patients munis d’une ordonnance de leur médecin traitant doivent accéder aux circuits prioritaires de dépistage. Cela permettra notamment de permettre le dépistage rapide avant toute intervention chirurgicale. Les difficultés actuelles à faire tester ces patients ont déjà conduit à de nombreuses déprogrammations.

Mais surtout, le SML espère que le Premier ministre qui, bien que ne les ayant pas expressément cités, compte bien inclure les professionnels de santé libéraux et leurs personnels aux circuits prioritaires. Ces derniers sont en première ligne sur le terrain de la lutte contre l’épidémie et ne sauraient être oubliés.

 

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