Manuel Valls, ou le dialogue social en panne.

04 Novembre 2015: Manuel Valls, ou le dialogue social en panne.

Hier, Manuel Valls était-il venu au congrès du CNOM pour rassurer les médecins ou simplement pour faire ses devoirs de vacances ?

Il semble improbable que dans l'atmosphère qui entoure cette fin de parcours législatif de la loi, il puisse rassurer quiconque devant un ordre clairement en opposition et une salle comble de médecins libéraux.


Le projet de loi a été déposé en procédure accélérée, depuis fin 2014, pour empêcher tout dialogue social.

Le tiers payant avait été annoncé d'abord comme obligatoire, puis comme un marqueur politique de gauche. La loi fut votée malgré les cris des libéraux.


Suite à l'annonce des syndicats refusant de participer à sa conférence nationale de santé, Manuel Valls avait clairement affirmé le 1er juillet, sur un ton péremptoire, que quoi que fassent les syndicats, la loi serait de toute façon votée puisque son groupe était majoritaire à l'Assemblée nationale.


Par la suite, le Sénat fit tellement bien son travail, que la Ministre de la santé se sentit obligée d'annoncer qu'elle avait peut-être perdu une bataille, mais pas la guerre.
Comme ultime déni de syndicalisme, s'en suivit, un Président de la République fêtant les 70 ans de la Sécurité sociale, sans convier les syndicats libéraux.


Que pouvait-on attendre de l’intervention de Mr Valls ?


Le Premier Ministre était en service obligé. Plus personne ne voulait faire le travail car tous les fusibles avaient tous grillés les uns après les autres. Mr Valls a fait le travail, et visiblement, pas de gaité de cœur.


La conséquence de ces " non annonces " est que le mouvement des libéraux va se durcir encore. Les syndicats vont vers l'unité totale, les groupes territoriaux de libéraux menacent de se déconventionner, les praticiens libéraux travaillant dans les hôpitaux pourraient être tentés de démissionner et les nouveaux fronts de contestation anti-loi issus du scrutin se structurent en région. Comment dans un tel mouvement anti-loi structuré, un gouvernement peut-il penser que le résultat d'un tel gâchis législatif puisse être positif pour notre Nation ?

 
 
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