Ce dimanche 10 juillet est paru, au Journal officiel, le décret réformant la gouvernance du développement professionnel continu (DPC), issu de l’article 114 de la loi santé. Un texte qui entraînera des changements profonds dans la formation continue de notre profession.
Si le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) avait déjà alerté et mis en lumière, dans les colonnes du Monde, l’impact de l’ouverture du DPC aux acteurs extérieurs à la profession, comme le souhaite les présidents d’université, le SML s’inquiète des conséquences sur la formation continue des médecins libéraux par des structures n’étant que peu au fait des besoins de formations des praticiens libéraux.
Alors que pour le SML la formation doit être et rester du ressort des organismes professionnels, comme dans la plupart des pays de l’OCDE, le décret précise ou confirme que :
L’ANDPC qui a comme mission de coordonner le DPC de tous les professionnels de santé quel que soit leur mode d’exercice, et laisse une place très faible aux représentants des professionnels de santé libéraux. Mais la seconde mission est aussi l’organisation et le financement du DPC des libéraux. Du fait de la composition des différentes instances, les professionnels libéraux sont, de fait, noyés dans la masse d’une multitude d’acteurs qui n’ont pas ou peu de rapport avec leur activité.
Le SML, qui souhaite la réussite du nouveau dispositif, sera très attentif, à la défense d’une formation continue de qualité, et s’opposera aux volontés hégémoniques de l’université sur notre formation.
Quelques points à retenir :
Le SML continuera à marteler auprès des pouvoirs publics que « Le DPC des libéraux doit rester à la main des experts Libéraux », car la formation des médecins libéraux doit se concevoir avec les professionnels de terrain et non pas avec des universitaires totalement coupés des réalités quotidiennes.