Marisol Touraine, nouvelle directrice de la HAS ?

11 Novembre 2016: Marisol Touraine, nouvelle directrice de la HAS ?

Alors que la maladie Alzheimer touche près de 850 000 personnes en France et que les médecins sont confrontés quotidiennement aux malades et à leurs proches, le ministère place une nouvelle fois les soignants dans une situation délicate, et ce, au détriment de leur liberté de prescrire et de recommander ce qui est le mieux pour le patient !


En effet, après avoir émis différents avis sur « la faible efficacité […] et l’existence d’effets indésirables potentiellement graves » du Ebixa (Lundbeck), Aricept (Eisai), Exelon (Novartis Pharma) et Reminyl (Janssen Cilag), « et sachant que la prise en charge des personnes touchées doit être globale », la Commission de la Transparence de la HAS a « conclut à un service médical rendu insuffisant pour justifier leur remboursement » !

Si la HAS précise que les données accumulées depuis la commercialisation des médicaments « confirment le risque de survenue d’effets indésirables (troubles digestifs, cardiovasculaires ou neuropsychiatriques pour les plus notables) potentiellement graves, pouvant altérer la qualité de vie », qui de surcroit pour « une population âgée, souvent polypathologique et polymédiquée » induit « un risque supplémentaire d’effets indésirables graves », le ministère n’en démord pas !

Pour le SML, qui n’est pas le seul (ainsi le Collège de la Médecine Générale qui appelle à ne plus les prescrire) à être scandalisé par l’attitude irresponsable de nos dirigeants, voici une nouvelle preuve qui décribilise les décisions de la Ministre de la santé.

Pour le SML, si ces médicaments n’ont plus aucune place dans la stratégie thérapeutique, il est inadmissible de berner les patients au détriment de la qualité de leurs soins et d’intervenir, une nouvelle fois, contre la liberté de prescription des médecins !

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