Alors qu’un sondage réalisé en septembre dernier par Opinion Way pour le SML montrait que 69 % des Français souhaitaient que la santé soit un élément majeur de la campagne présidentielle[1], hier soir, les questions de santé n'ont pas été évoquées. Ou si peu…
Le sujet était pourtant inscrit au programme du troisième et dernier débat télévisé de la primaire de la droite et du centre. Nul coupable parmi les candidats. Ce sont ici les journalistes qui lui ont préféré des questions sur la candidature d’Emmanuel Macron, la récente élection de Donald Trump, ou les attaques personnelles et frontales, qui, l’une dans l’autre, se sont toutes révélées peu enclin à élever le débat.
Il aura fallu attendre le dernier tiers de l’émission pour que deux mentions y soient faites au détour de conversations portant sur le RSA, le SMIC et les allocations sociales…
L’ensemble des candidats s'accordent pour dire que l'AME (Aide médicale d’Etat) doit être supprimée, certains comme Nicolas Sarkozy avançant de façon plus large qu’il faudra interdire « aux étrangers sur le territoire toutes aides sociales non contributives. (...) Il n’y a pas de raison que ceux qui n’ont jamais cotisé sur le sol français aient droit à des allocations ». Pour autant ce n'est pas sur cette seule mesure que nous faisons un programme de santé.
Nous en serions restés là si François Fillon n’avait pas interpellé David Pujadas, au moment de passer au débat libre, pour que soit évoqué la santé.
22 secondes, c’est la durée de sa prise de parole, le temps de dire, avant d’être interrompu par le présentateur de France 2, qu'il souhaitait une politique de santé "basée sur les médecins généralistes, désétatisée et donnant plus d'autonomie aux établissements".
Au final, peu de place aura été réservée aux candidats pour s’exprimer sur les programmes de santé.
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Présidentielle : Le sondage qui donne raison au SML ! Comme le SML l’avait souligné lors de son Congrès annuel, les Français plébiscitent la santé comme l’un des 4 sujets déterminants dans la campagne présidentielle, avec la sécurité, l’emploi et l’Europe. La sixième vague du sondage Baromètre Santé 360 d’Odoxa, intitulée « La place de la santé dans le débat public et électoral », vient renforcer ce nous soulignions, il y a 3 mois : 76 % d’entre eux pensent que la santé est la grande absente des débats politiques et électoraux. Que nous apprend ce sondage ? Et bien que l’image des acteurs de santé est « exceptionnellement bonne ». Les Français ont 89 % d’opinion favorable de leur médecin généraliste, 81 % pour leur spécialiste. Il apparaît clairement qu’après l’abattage orchestré de la profession médicale par le gouvernement au pouvoir, la place du médecin reste plébiscitée dans la société française.
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[1] Intitulée « La santé dans les enjeux présidentiels », cette étude a été réalisée auprès échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française âgée de 18ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. L’échantillon a été interrogé par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI. Les interviews ont été réalisées les 24 et 25août 2016.