Revalorisation du 1er mai : le bug de l’Assurance maladie !

05 Mai 2017: Revalorisation du 1er mai : le bug de l’Assurance maladie !

Preuve que l’Assurance-maladie elle-même traînait les pieds pour appliquer les menues avancées tarifaires contenues dans la convention médicale, ses logiciels n’y ont été que partiellement préparés entraînant des rejets de facturation par le Régime Général et la MSA et le RSI.


L’assurance maladie assure que « le problème technique a été résolu dès le 3 au matin » pour ce qui concerne le régime général et que depuis aucun rejet en lien avec ces cotations ne serait intervenu. Pour ce qui est de la MSA, « les caisses procèdent à un retraitement des factures ». Quant au RSI, certains OC rejettent les facturations des C à 25 €. Des évolutions techniques sont en cours pour y remédier. S’agissant des difficultés rencontrées par les pédiatres dans le cadre de la cotation des COE, MPP et MBB, l’assurance maladie explique qu’il s’agirait « principalement de problèmes de certains logiciels non mis à jour ou de mises à jour erronées de certains éditeurs ».

Pour le SML, qui a par ailleurs relevé des inexactitudes dans les informations délivrées sur AMELI concernant les nouveaux tarifs, cette situation est inacceptable. Pour deux raisons : la première est que les gouvernements successifs, depuis 2008, ont imposé puis maintenu un délai incompressible de six mois entre la signature d’un accord tarifaire et son application. Les caisses ont donc largement le temps d'adapter leurs outils de gestion, la seconde raison tient au caractère inadmissible d’une telle désinvolture des caisses envers une profession dont la valeur des actes a été bloquée pendant plusieurs années au point qu’elle se trouve aujourd’hui en crise.

Enfin, cet épisode, qui illustre les limites des caisses, conforte le SML dans sa méfiance la plus totale envers le tiers payant généralisé.

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