Chacun des deux grands partis battus dès le premier tour de l’élection présidentielle ajuste son programme en vue des législatives. Plus ou moins.
Du côté du Parti Socialiste, les observateurs soulignent qu’il n’est plus question de sortir du diesel, du nucléaire. Le revenu universel est tombé aux oubliettes et s’il est question de relever les minima sociaux et le SMIC, il n’est plus question de faire du burn-out une maladie professionnelle. En revanche, il est toujours question de créer 1 500 maisons de santé supplémentaires, de supprimer le numerus clausus, d’apporter un soutien financier aux médecins s’implantant dans les zones sous-médicalisées.
Chez Les Républicains, on promet de supprimer le tiers payant généralisé pour « redonner du temps médical aux médecins ». Le parti de droite ambitionne de faire de la France « le pays européen en pointe dans le domaine de la prévention » ; ainsi chaque Français aura droit, tous les deux ans, à une consultation de prévention médicale remboursée. On promet une énième « vaste consultation avec tous les acteurs de la santé » pour garantir l’avenir du système. Et d’ici à 2022, le reste à charge en optique, dentaire, audioprothèses et dépassements d’honoraires devrait être nul pour les familles, grâce à un nouveau partenariat entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires.