Les dépenses d’indemnités journalières (IJ) regrimpent depuis 2014, ayant augmenté en valeur de 4,1 % sur les trois dernières années. Elles représentent chaque année une somme de 10 milliards d’euros. Sur les 100 millions d’économies attendues l’an dernier par l’assurance maladie, seuls 24 ont été réalisés. Aussi la CNAM-TS a relancé une campagne de sensibilisation sur les lombalgies, lesquelles pèsent presque le quart des dépenses d’IJ.
L’assurance maladie réalise chaque année 2,2 millions de contrôles. Environ 800 praticiens réalisent des entretiens en vue d’une mise sous objectif ou sous accord préalable, mais seule une centaine y est finalement soumise. Mais de « gendarme », désormais, l’assurance maladie se positionne plus comme « facilitateur » pour soutenir les médecins face à leurs patients.
Le SML estime pour sa part qu’il faut lier la question des IJ à celle des consultations.
En effet, une consultation plus longue et ainsi valorisée permettrait aux médecins de limiter le recours aux arrêts de travail. Pour autant, dans nombre de cas les prescripteurs sont confrontés à des situations tendues au regard du travail et du maintien de l’emploi, dans lesquelles l’arrêt de travail est un amortisseur social. Cette dimension doit être prise en considération sans que le médecin n’en soit pénalisé.