La DREES vient de publier une étude sur les « déserts médicaux » et conclut que « les inégalités d’accès aux médecins généralistes sont à l’heure actuelle d’une ampleur limitée : 98 % de la population réside à moins de 10 minutes de route d’un médecin généraliste ».
C’est plutôt une bonne nouvelle, qui va à contre-courant de ce que professent régulièrement certains qui voudraient remettre en cause la liberté d’installation. Néanmoins les situations sont plus contrastées sur le terrain en particulier pour ce qui concerne les spécialistes.
Le SML souhaite que le nouveau Président de la République donne une impulsion forte et des moyens pour revitaliser la médecine libérale. Cela passe tout d’abord par un élargissement de la convention médicale de 2016. Celle-ci ne va pas assez loin pour la médecine générale et n’engage pas les moyens indispensables à la revalorisation de la médecine spécialisée. Cela passe aussi par une redéfinition intelligente du zonage qui n’aboutisse pas à exclure du périmètre de certaines aides des cabinets médicaux qui en ont besoin pour se maintenir.
Le SML est préoccupé par les remontées du terrain qui lui reviennent à ce sujet et rappelle que le zonage doit être redéfini en étroite relation avec les syndicats médicaux représentatifs.