La ministre de la Santé a annoncé son intention de rendre obligatoire huit autres vaccins (coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, contre la bactérie haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C).
L’annonce a relancé la controverse au sujet des vaccinations obligatoires, certaines associations de patients mettant en doute leur innocuité. L’épisode des « vaccinodromes » contre le virus H1N1 a laissé des traces. Les médecins qui proposent la vaccination à leurs patients se heurtent à de nombreuses réticences et doivent déployer une grande énergie pour les convaincre, sans toujours y parvenir. Un temps médical qui, d’ailleurs, n’est pas valorisé.
Avant toute prise de décision et l’instauration d’une obligation, une communication publique et scientifique serait la bienvenue pour restaurer la confiance écornée.