Charges des entreprises médicales : le SML demande au Gouvernement d’agir

30 Juin 2017: Charges des entreprises médicales : le SML demande au Gouvernement d’agir

Compte tenu des chiffres publiés par l’UNASA (voir ci-après), le SML estime que les recettes supplémentaires, consécutives aux revalorisations tarifaires appliquées cette année, seront aspirées par l’augmentation des loyers professionnels, des cotisations sociales et des impôts.


Le SML propose au gouvernement d’inscrire, dans sa programmation budgétaire pour 2018, des exonérations fiscales et sociales pour les entreprises médicales libérales, ainsi qu’un renforcement du forfait structure pour que les praticiens puissent embaucher et dégager du temps médical. La convention devrait prévoir de nouveaux actes dans les champs de la télémédecine, de la prévention et de la prise en charge coordonnée des patients. L’expérience prouve que les Pouvoirs publics ont intérêt à miser sur les professionnels libéraux, plutôt que sur des centres de soins municipaux ou départementaux budgétivores…

Mauvais bénéfices pour les médecins en 2016 : merci Touraine !

L’année 2016 n’aura pas été un bon millésime pour les médecins, en particulier les médecins généralistes, dont les recettes se sont tassées et les charges alourdies. Si l’on s’en tient aux chiffres de l’Union nationale des associations agréées (UNASA) qui suit les revenus de 18/nbsp]000 généralistes, l’exercice 2016 est le pire des quatre dernières années. Les recettes des généralistes adhérents ont augmenté de 1,8 % l’an dernier, mais elles ont été rognées par les charges, si bien que la progression de leur bénéfice n’est que de 1 %. L’année 2016 a été d’un calme absolu en matière de revalorisations tarifaires : l’activité n’a guère flambé alors que les impôts, les loyers et les cotisations ont augmenté. L’année 2017 devrait être bien meilleure du fait des revalorisations tarifaires. La seule hausse de 2 euros de la consultation devrait entraîner une recette supplémentaire de 6 500 euros.

À part les gastro-entérologues et les cardiologues qui s’en sortent un peu mieux (grâce à la ROSP), beaucoup de spécialités ont connu en 2016 la même stagnation des bénéfices.

Le généraliste se situe au milieu de la hiérarchie des revenus après les spécialités techniques, mais en tête des spécialités cliniques.

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