L’Agence nationale du DPC, fruit de la loi Touraine, a remplacé l’Organisme de gestion du DPC depuis un an déjà. Plus qu’un changement d’enseigne, cette transformation devait permettre d’en finir avec tous les défauts de feu l’OGDPC.
Or, il n’en est rien… et c’est même pire ! Les ruptures de financement, dont on nous avait promis qu’elles ne se reproduiraient plus, continuent. Ce qui est une injustice insupportable, puisque cela prive une part non négligeable de médecins de leur droit au financement du DPC.
La logique du premier arrivé, premier servi, ne vaut pas mieux que le tirage au sort infligé aux étudiants. Mais surtout, le recours à formation a été dilué. D’annuelle, la possibilité de se former est devenue triennale. Ce qui est loin d’être optimal pour le maintien d’une médecine de qualité, alors que les évolutions sont désormais très rapides. Et, pour couronner le tout, l’ANDPC, est l’empire de l’État, qui s’est emparé du dispositif et y règne sans partage. C’est sans doute pourquoi tout cela fonctionne si mal au bout d’un an.
Après cette « expérimentation », dont on ne peut pas dire qu’elle soit fructueuse, il est urgent de remettre à plat ce dispositif et de redonner la main aux professions, comme c’est le cas dans tous les secteurs, y compris les plus sensibles. L’État a sans doute d’autres priorités que s’employer à désorganiser la formation professionnelle continue de médecins…