La tempête médiatique autour du Lévothyrox plonge les patients dans le doute et les médecins dans l’embarras.
L’Agence du médicament a beau dire qu’à ce jour aucun problème de sécurité d’emploi n’avait été relevé, le laboratoire produisant ce médicament a beau dire que le passage entre l’ancienne et la nouvelle formule du médicament s’est bien effectué, les patients restent inquiets.
Pour preuve, le numéro vert mis en place par l’ANSM a totalisé en deux jours plus de 77 000 appels, les réseaux sociaux s’embrasent et des pétitions sont en train de prendre corps.
Comme toujours, les médecins, en particulier les généralistes, se retrouvent en première ligne pour les rassurer. Mais ils ne pourront les rassurer que par de bonnes paroles, car l’Agence nationale de sécurité du médicament demande instamment aux pharmaciens de « stopper le report de l’utilisation du Levothyrox sur la L Thyroxine » et aux médecins de ne pas prescrire de L Thyroxine en dehors des indications. Motif : le report de prescription « va provoquer une rupture d’approvisionnement en L Thyroxine et priver les enfants de moins de 8 ans » et quelques adultes de ce traitement qui leur est indispensable et pour lequel il n’y a pas d’alternative.
Ce sujet est peut-être moins médiatique que celui de la vaccination, mais le SML estime que c’est aux Pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités et d’avoir une communication forte et claire sur ce sujet. Ce n’est pas aux médecins libéraux, payés à coup de lance-pierres, de le faire !