Le SML ne veut plus parler du virage ambulatoire, il veut le faire. Cela suppose de redéfinir clairement les trois niveaux de prise en charge des soins. Au premier niveau, la médecine générale de ville, les MEP et les spécialistes cliniques en accès direct ; au deuxième niveau, les spécialités cliniques et techniques de ville ou en établissement et les MEP avec adressage ; et au troisième niveau, l’hospitalisation, qui doit se situer absolument comme le dernier recours.
Cela suppose également une collaboration fluide entre la ville et l’hôpital, une coordination entre professionnels de santé qu’il faut rémunérer sous la forme d’un acte de coordination, et la disposition d’outils comme le DMP ou les messageries sécurisées.
Ceci étant posé, chaque transfert d’activité de l’hôpital vers la ville doit être accompagné par le transfert des ressources correspondantes. L’accès aux urgences doit être régulé, quitte à responsabiliser les patients qui passeraient outre. Les accès directs dans les services à la demande d’un médecin libéral doivent être facilités.