Un changement de politique autour de cinq orientations

06 Septembre 2017: Un changement de politique autour de cinq orientations

Un changement d’orientation de la politique de santé en direction des médecins libéraux est indispensable pour leur redonner espoir, attirer les jeunes et répondre aux besoins de la société. Celle-ci a besoin de l’efficacité économique, de la productivité et de l’adaptabilité des médecins libéraux pour améliorer les comptes publics, et les patients ont besoin de leur réactivité.


Si l’on veut éviter une crise sanitaire, le SML pose cinq orientations pour guider l’action politique.

Il faut d’abord changer de culture, désétatiser et simplifier. Les réformes successives ont complexifié l’architecture du système de santé, devenu illisible, sans pour autant restaurer les comptes publics.

Il faut reconnaître que le financement de la médecine de ville est un investissement et non une charge car elle crée activité et emplois.

Le système conventionnel doit être consolidé et redevenir un pacte fondateur entre la société et les médecins libéraux avec la sanctuarisation des contreparties conventionnelles. Au lieu d’opposer les deux secteurs d’exercice, il faut ménager un espace de liberté tarifaire pour les médecins du secteur 1, et reconnaître aux médecins du secteur 2 la part croissante des actes qu’ils réalisent en tarifs opposables. La nomenclature des actes doit être tenue à jour en y intégrant la télémédecine et la médecine connectée.

Il faut mettre fin à l’annualisation des comptes publics pour passer à une logique budgétaire pluriannuelle, seule capable de donner une lisibilité et pérennité aux investissements et aux aides nécessaires, afin d’en évaluer les retombées.

Enfin, il faut oser l’innovation, notamment de nouvelles formes de coopération entre médecins et professionnels de santé afin de recentrer le médecin sur son cœur de métier.

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