Loi Bachelot ou loi Touraine, inspirées par des majorités opposées, s’inscrivent dans une même continuité autour de trois axes : l’étatisation du système de santé, l’inféodation de la médecine libérale à l’offre de soins hospitalière, et l’affaiblissement du système conventionnel.
Force est de tirer un bilan négatif du quinquennat qui vient de s’achever. Celui-ci a été marqué par une complexification inédite de l’organisation des soins, une absence totale de dialogue, une convention médicale affaiblie, placée sous la tutelle du directeur de l’UNCAM investi des pouvoirs de modifier unilatéralement certains tarifs. Ces réformes, cette politique ont échoué.
Le système de santé français a longtemps été classé parmi les meilleurs, il n’est plus qu’en 15e position dans le classement récemment publié par le Lancet moniteur, derrière des pays confrontés à des difficultés économiques plus graves.