Présenté le 25 septembre par le Premier ministre, le Grand plan d’investissement (GPI) est doté d’une enveloppe de 57 Mds d’euros sur la durée du quinquennat et s’articule autour de quatre axes majeurs : accélérer la transition énergétique (20 Mds d’euros), édifier une société de compétences (15 Mds), ancrer la compétitivité sur l’innovation (13 Mds), construire l’État de l’âge numérique (9 Mds).
Ce GPI mobilisera 4,9 Mds d’euros dans le secteur de la santé. 61 % des crédits alloués (soit 3 Mds d’euros) iront à la modernisation et au renouvellement des équipements techniques et immobiliers hospitaliers. 500 millions iront à la recherche médicale. Un programme doté de 420 millions d’euros prendra la suite du programme « Hôpital numérique » pour mettre en œuvre une série de services au patient (pré-admission en ligne, utilisation d’un dossier médical personnel universel, par exemple) et « accélérer les liens entre l’hôpital et les professionnels de santé de ville/nbsp]». La télémédecine, elle, ne sera dotée que d’une enveloppe de 50 millions d’euros pour, par exemple, « des consultations à distance ou des possibilités de paiement et de lecture de la carte Vitale à distance ». Le doublement des maisons et centres de santé fait aussi partie du plan et 400 millions d’euros y seront consacrés. Le programme e-parcours, doté de 130 millions, devrait entraîner une meilleure coordination des prises en charge entre la ville, l’hôpital, le domicile du patient et les Ehpad. Enfin, 100 millions seront attribués à l’exploitation des grandes bases de données publiques de santé et au développement d’outils d’intelligence artificielle, et 300 millions à la transition numérique du système de cohésion sociale.
Le SML s’interroge sur la répartition des fonds et ne peut que constater un déséquilibre entre l’hôpital et la ville, entre les maisons de santé et les autres formes d’innovations organisationnelles promues par les professionnels de santé libéraux. S’il salue l’effort consenti sur la santé, il appelle le Gouvernement à rectifier le tir et à investir de façon audacieuse sur les soins de ville libéraux.