C’est une situation kafkaïenne que vivent plusieurs dizaines d’internes en médecine générale qui n’ont pu passer leur thèse, faute d’avoir été informés des délais pour le faire.
Un décret sorti en 2004 stipulait en effet que les étudiants en médecine générale n’ayant pas validé leur année de thèse devaient le faire avant le 31 décembre 2012. Aucune dérogation n’était prévue. Peu en ont été informés. Sans thèse validée, il leur est impossible de s’installer, bien qu’ils aient suivi avec succès leur cursus de formation.
L’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Najat Valaud-Belkacem, avait été alertée en son temps. Deux ans plus tard, la ministre de la Santé en 2016, Marisol Touraine, avait promis d’apporter une solution par décret. Le décret nécessaire n’est toujours pas sorti. Environ 5 à 600 personnes sont concernées.
Le SML suit le dossier de trés près. Une concertation autour de la teneur du décret est en cours. Il devrait être présenté au conseil d’État. Après quoi, il sera possible (enfin) d’examiner les dossiers des « privés de thèse » pour savoir s’ils peuvent ou non la présenter.