La MACSF, qui assure en responsabilité civile professionnelle 300 000 professionnels de santé, s’est livrée à une analyse des déclarations de sinistre liées à une vaccination.
Son directeur médical, le Dr Thierry Houselstein, a décortiqué les déclarations de sinistre des dix dernières années. « Depuis 2007 », dit-il, « nous avons reçu 86 réclamations mettant en cause la vaccination. C’est très peu, rapporté au nombre total de vaccinations effectuées chaque année en France, mais aussi par rapport à l’ensemble des réclamations ». Plus de la moitié d’entre elles sont liées à l’injection elle-même, un malaise vagal suivi d’une chute par exemple. Les autres dossiers concernent la survenue d’effets secondaires souvent habituels. Seuls 5 dossiers concernent la survenue de pathologies plus lourdes, mais, « aucun lien n’a été démontré - après expertise - entre la vaccination et les pathologies plus lourdes déclarées par le patient (deux cas de sclérose en plaques, un cas de sclérose latérale amyotrophique et deux myofasciites à macrophages). » « Ces données, tirées de nos bases », conclut le Dr Thierry Houselstein, « apportent un éclairage objectif au débat portant sur les risques associés à la vaccination ».
Le médecin, principal interlocuteur en matière de vaccination
Selon Santé publique France, pour 81 % de 15 000 personnes âgées de 15 à 75 ans interrogées pour le Baromètre santé 2016, le médecin est la source d’information sur la vaccination en laquelle elles ont le plus confiance. Alors que 22 % déclarent avoir refusé un vaccin, ce taux de refus passe à 50 % quand elles déclarent ne pas avoir confiance en leur médecin.
Le Baromètre santé 2016 révèle que trois vaccins font particulièrement l’objet d’une défiance de la part des personnes interrogées, ceux contre la grippe, l’hépatite B et le HPV.