08 Décembre 2017:
PDS : ce que propose le SML
Dans le cadre de son projet pour la médecine libérale, le SML avait présenté un ensemble de propositions concernant la permanence des soins (PDS). En effet, le transfert de la gestion de la PDS aux agences régionales de santé (ARS) par Roselyne Bachelot en 2009, a déstabilisé un dispositif qui fonctionnait plutôt bien. Les ARS ont en cela une lourde responsabilité. Leurs arbitrages sont avant tout fondés sur une volonté de réduire les dépenses, et l’élargissement des secteurs de garde a conduit au découragement des médecins les plus motivés. Mais, surtout, ces arbitrages manquent de transparence.
Par ailleurs, il ne faut pas se tromper : si le dispositif de la PDS a été étatisé, c’est pour mieux le désorganiser et laisser le champ libre aux urgences hospitalières. Pour rappel, celles-ci génèrent 60 % des entrées dans les services et assurent une patientèle aux hôpitaux. C’est pourquoi le SML préconise de :
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respecter les 1er et 2e recours, remettre l’hôpital à sa juste place, harmoniser le travail entre ces différentes structures en créant des outils nouveaux au service des professionnels et des patients : DMP, messagerie sécurisée, télémédecine (conseil, téléconsultations, télé-expertises). L’hôpital doit ainsi conserver sa place de 3e recours et de prise en charge de l’urgence vitale, avec un accès aux urgences régulé en amont ;
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réintégrer la rémunération de la PDS dans le champ conventionnel afin de redonner aux partenaires conventionnels la main sur ce dossier ;
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reconnaître (au sens opposable, institutionnel et non seulement consultatif ou facultatif) la PDS-ES, laquelle doit être financée ;
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reconnaitre définitivement la fonction de service public des médecins libéraux pendant leur garde ;
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sécuriser les maisons médicales de garde et les effecteurs de la PDS-A et de la PDS-ES afin de prévenir les violences dont ils pourraient être victimes.