Les idées ronronnantes du CESE

15 Décembre 2017: Les idées ronronnantes du CESE

Le Conseil économique, social et environnemental reprend, lui aussi dans un avis, l’idée d’un conventionnement sélectif des médecins en secteur 2 et son cortège de mesures coercitives. À dire vrai, cet avis ressasse les conclusions de la Cour des comptes. On ne peut que s’étonner que ses auteurs n’aient pas pris la peine de rencontrer les représentants des médecins libéraux et des jeunes médecins. Une fois encore, le SML a rappelé que la médecine libérale repose sur 5 piliers : le secret médical, la liberté d’installation, la liberté de prescription, la liberté de choix du patient et le paiement direct à l’acte. S’attaquer à la liberté d’installation ne peut, à terme, que s’accompagner d’une remise en cause de la liberté pour le patient de choisir son médecin ou son professionnel de santé. Enfin, faire du secteur 2 une cible revient à s’en prendre à ceux des diplômés qui ont fait l’effort de prolonger leurs études pour offrir un niveau d’excellence aux patients.


Le SML en a plus qu’assez que des organisations comme le CESE veuillent rendre la médecine libérale responsable de tout et lui imposer toutes les contraintes alors que, pendant ce temps, les services publics disparaissent des zones sous-médicalisées et que la plupart d’entre elles, à l’écart des autoroutes du numérique, restent privées de l’Internet à haut débit – aujourd’hui indispensable au développement de la télémédecine qui constitue l’une des réponses à mettre en œuvre.

Lire le communiqué du SML

Voir la proposition de loi

Le soutien de l’UNAPL aux médecins libéraux

L’Union nationale des professions libérales (UNAPL), dont le SML est membre et figure parmi les instances dirigeantes au niveau du bureau national, estime qu’il y a six motifs de disqualifier l’avis du CESE sur les déserts médicaux. Un : les mesures coercitives seront inefficaces et dangereuses. Deux : remettre en cause l’un des piliers de l’exercice libéral sape à terme l’ensemble de ses principes, dont notamment la liberté de choix par le patient. Trois : cet avis est anti-social. Quatre : il est anti-jeunes et s’en prend aux plus méritants d’entre eux, hautement qualifiés. Cinq : il nuit à l’entreprise libérale qu’est le cabinet médical, et ne laisse pas la liberté à son fondateur de consacrer son énergie à son développement. Six : il est déséquilibré, dans la mesure où il ne cible que la médecine libérale alors que l’hôpital ET LES SERVICES PUBLICS sont aussi défaillants dans les zones sous-médicalisées.

Voir le communiqué de l'UNAPL

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