La semaine a été marquée par une nouvelle offensive anti-médecine libérale. Malgré la détermination de la ministre de la Santé à vouloir maintenir la liberté d’installation, les voix continuent de s’élever pour imposer le conventionnement sélectif à la profession. Le SML veille au grain et saisit chaque occasion pour rappeler que la médecine libérale ne doit pas être rendue responsable de tous les maux de ce pays, et que les médecins libéraux n’ont pas à en être les victimes expiatoires. Le SML ne laisse rien passer pour défendre la profession et agit de façon déterminée.
Les idées éculées de la « Nouvelle » gauche
Périodiquement, des députés y vont de leur couplet pour remédier, disent-ils, aux déserts médicaux. Cette fois-ci, ce sont les députés de la Nouvelle gauche qui ont déposé une proposition de loi visant à instaurer un conventionnement sélectif, proposition de loi qui sera discutée en janvier. L’article 1 de ce texte propose de subordonner l’installation d’un médecin libéral conventionné à la cessation d’activité d’un autre médecin libéral, dans les zones où l’offre de soins semble excédentaire. Dans la foulée, la Nouvelle gauche – qui n’a de nouveau que le nom – veut mettre en œuvre le tiers payant dans les maisons et centres de santé.
Interpellée une fois encore à ce sujet, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a rappelé son opposition au conventionnement sélectif, ce dont le SML se réjouit. Le SML rappelle l’effet désastreux qu’aurait une telle mesure, dissuadant les jeunes de s’installer et pénalisant les patients. En effet, rien n’empêchera par la suite ceux qui remettent aujourd’hui en cause la liberté d’installation de retirer aux patients la liberté de choisir leurs soignants. Liberté d’installation et liberté de choix sont étroitement liées. Le SML s’étonne de cette mesure anti-jeunes, et fait remarquer que les jeunes diplômés n’ont pas plus de dette envers la société pour leur formation que les élèves de l’ENA et des autres grandes écoles publiques. Ils ont même rendu service à la collectivité en participant aux gardes et au fonctionnement de l’hôpital.