Le SML “lanceur d’alerte” sur

05 Janvier 2018: Le SML “lanceur d’alerte” sur

La rémunération à l’épisode de soins. À l’inverse d’autres syndicats, le SML a attiré l’attention sur les dangers de la rémunération à l’épisode de soins, une idée portée par la mission Véran en avril dernier. Alors qu’elle devrait faire l’objet d’une expérimentation, le SML a été rejoint par la société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT). Les chirurgiens orthopédistes en dénoncent la complexité et les dérives possibles, telles que le risque d’une sélection des patients par les établissements de soins. Comme le SML, la SOFCOT souligne que les praticiens ont une obligation de moyens et non de résultats.


Les indicateurs d’observance. L’idée, cette fois-ci, vient des laboratoires pharmaceutiques qui proposent d’inclure dans la ROSP un indicateur sur l’observance médicamenteuse des patients. Pour le SML, l’idée est techniquement difficilement réalisable, et les médecins n’ont pas vocation à être les gendarmes de leurs patients.

La re-certification des médecins, qui risque de se traduire par des obligations supplémentaires et de se concrétiser dans une nouvelle usine à gaz.

La "démédicalisation" de la vaccination. Les expériences de vaccination par le pharmacien montrent que le retour d’information vers le médecin traitant pose problème.

Les vieilles recettes de la Cour des comptes qui, dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, recommande « un conventionnement sélectif des médecins spécialistes » et l’expérimentation d’une enveloppe globale et modulable de dépenses de soins de spécialité par patient, notamment pour la prise en charge de pathologies chroniques. Le SML rappelle que le secteur 2 a été une volonté politique qui a permis aux gouvernements successifs de repousser l’investissement sur certains actes au lieu de les financer à leur juste valeur. Le conventionnement sélectif n’aurait pour effet que de dissuader les jeunes diplômés à s’installer en médecine de ville.

La volonté de la Fédération hospitalière de France de rétablir une permanence des soins obligatoire pour les médecins libéraux et de supprimer la liberté d’installation des médecins en secteur 2.

Les charges qui pèsent sur l’entreprise médicale. Les chiffres publiés en juin par l’Union nationale des associations agréées (UNASA) ont montré que les recettes des cabinets médicaux en 2016 ont largement été grevées par leurs charges, si bien que l’année 2016 a été la pire du quinquennat de François Hollande. L’année 2017 devrait être meilleure du fait des revalorisations tarifaires.

La cyber-délinquance. En mai, une cyber-attaque touchait plus de 200 000 entreprises dans le monde. Le SML recommande de faire des sauvegardes régulières de ses logiciels, d’être vigilants avec les e-mails reçus et de ne pas ouvrir les pièces jointes en cas de doute et, en cas de comportement inhabituel de son ordinateur, de contacter son service informatique.

 

Retourner en haut