Dans une interview donnée au Quotidien du médecin, le président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Patrick Bouet, pose l’Ordre comme « l'organisateur » du dispositif de rectification, estimant qu’il reviendra à la profession de la financer. Pour cela, il envisage la création d’une cotisation spécifique. Rien de moins. Le SML, qui est déjà plus que réticent sur le fait d’imposer aux médecins libéraux une nouvelle contrainte à travers la recertification, voit d’un mauvais œil la création d’une cotisation supplémentaire. Surtout si c’est pour l’Ordre, qui vient encore d’augmenter sa cotisation de 2 euros.
Le SML estime que si les pouvoirs publics entendent imposer la recertification, c’est à eux de la financer. D’autre part, les syndicats représentatifs doivent avoir leur mot à dire sur ce dossier, qui ne doit tomber ni entre les mains des universitaires, ni de l’État.