Sport sur ordonnance : la mission « flash » pointe l’absence de financement

09 Février 2018: Sport sur ordonnance : la mission « flash » pointe l’absence de financement

La mission « flash » sur le sport sur ordonnance, conduite par le député Belkir Belhaddad (LREM Moselle), a présenté ses conclusions. Elle est critique envers le décret d’application (du 30 septembre 2016) de la loi de modernisation du système de santé introduisant le sport sur ordonnance et sur l’instruction de mars 2017. L’un des défauts majeurs du décret tient « à ce qu’il n’a rien prévu en matière de financement ». Ni pour le médecin prescripteur, ni pour le patient. Aussi le député suggère-t-il d’intégrer la consultation médicale dans la rémunération sur objectifs de santé publique pour valoriser le temps passé lors de la prescription. Il recommande également une prise en charge, « même symbolique », par l’Assurance maladie des séances d’activité sportive adaptée, et suggère d’encourager un complément de prise en charge par les organismes d’assurance maladie complémentaire. Le dispositif devrait être ouvert à d’autres patients que ceux en ALD, notamment à ceux souffrant d’une pathologie mentale. La formation et l’information des médecins traitants devraient être améliorées. Enfin, le député suggère de mener des études médico-économiques sur l’impact de la prescription d’activités physiques à des fins thérapeutiques sur les finances publiques. Le SML estime que le cas du « sport sur ordonnance » illustre toute la problématique de la prévention, à savoir que les bonnes intentions pâtissent d’un manque de financement et que les médecins n’y sont ni suffisamment associés ni formés.


  

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