Les médecins qui participent au dispositif de régulation médicale, urgentistes hospitaliers ou généralistes libéraux s’insurgent, dans un communiqué commun que le SML a initié, contre un projet qui consisterait à instaurer un numéro unique national dans lequel serait noyés les appels sanitaires, et tout particulièrement ceux de détresse vitale. Les signataires du communiqué mettent en garde les Pouvoirs publics sur le risque de perte de chance pour le patient dont l’appel serait filtré par des personnels non médicalisés, rallongeant les délais de prise en charge. Ils attirent l’attention sur les surcoûts importants qu’un tel projet entraînerait. Ils s’opposent donc fermement à une décision qui remettrait en cause l’accès direct à la régulation médicale, que ce soit par le numéro d’appel d’urgence vitale, le 15, ou par celui de la permanence des soins, le 116 117 créé par la Loi de modernisation du système de santé.