Une centaine de médecins ont signé une tribune contre les thérapies dites « alternatives », qu’ils accusent d’être basées « sur des croyances promettant une guérison miraculeuse et sans risques » et d’être dangereuses en retardant les diagnostics et traitements nécessaires. Sont visées l’homéopathie en tout premier lieu, mais aussi l’acupuncture et la mésothérapie, reconnues par l’Ordre des médecins. Les signataires appellent d’ailleurs ce dernier à ne plus reconnaître les diplômes et qualifications correspondants et à ne plus autoriser les médecins qui les promeuvent à faire usage de leur titre. Pour eux, ces pratiques ne sont ni scientifiques, ni éthiques, mais irrationnelles et dangereuses.
Le syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) n’a pas tardé à réagir sans entrer en vaines polémiques. « Les 124 signataires paraissent ignorer que des milliers de leurs confrères utilisant l’homéopathie sont tout aussi compétents qu’eux en matière de diagnostic et de prescription médicale, aussi bienveillants envers leurs patients et aussi conscients des limites de leur exercice », écrit le SNMHF.
Pour le SML, qui a apporté son soutien à l’ensemble des MEP ainsi visés, l’homéopathie est faite par des médecins capables de poser des diagnostics, au même titre que les confrères signataires. Ils n’embarquent pas leurs patients sur des pistes de traitement qui ne sont pas pertinentes. L’homéopathie rend service, à de nombreux patients.
Au demeurant, il est sans doute préférable de laisser ces pratiques entre les mains de médecins formés, plutôt que de courir le risque, en les excluant de la pratique médicale avisée, de les laisser aux mains de charlatans ignorant tout de la médecine.
L’Ordre des médecins a préféré botter en touche dans ce dossier en renvoyant le bébé à l’Académie de médecine.